Le cerveau humain ne peut gérer plus de 150 amis sur Facebook

M. L.

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Après avoir découvert le monde virtuel de Second Life, certains politiques français commencent à s'aventurer sur Facebook, un site de socialisation sur internet qui connaît un succès croissant.
Après avoir découvert le monde virtuel de Second Life, certains politiques français commencent à s'aventurer sur Facebook, un site de socialisation sur internet qui connaît un succès croissant. — Markham Johnson AFP/Archives

Nombreux sont les internautes qui veulent en finir avec les limitations d’amis imposés par Facebook. Le site de réseau social empêche en effet un utilisateur d’avoir plus de 5.000 amis sur son compte. Un drame pour les plus populaires d’entre nous.

Cette restriction est cependant bien moindre que celle que notre cerveau nous impose, révèle wirded.c.uk. Le professeur d’anthropologie évolutive Robin Dunbar (Université d’Oxford, Royaume-Uni) a théorisé en 1991 le fait que le cerveau humain ne peut gérer plus de 150 amitiés. Et ce «chiffre du Dunbar» n’évolue pas, malgré la tendance générale de notre société à utiliser quotidiennement les réseaux sociaux virtuels (Facebook, Twitter, blogs, sites de rencontre…).

Un neocortex associal

Scientifiquement, il explique que le volume du neocortex, la région de notre cerveau qui pilote les pensées et les paroles, limite notre capacité à gérer un trop grand nombre d’amis. Du coup, malgré des listes d’amis Facebook interminables, il constate que ce sont toujours les mêmes groupes, restreints, qui ressortent.

Les recherches de Robin Dunbar sur les réseaux sociaux mènent à une autre conclusion. Selon lui, «les filles sont bien plus fortes pour entretenir les relations simplement en discutant. Les garçons, de leur côté, ont davantage besoin de faire des choses physiques ensemble», a-t-il affirmé au Sunday Times. 

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