Mission Artémis 1 : Le décollage de la fusée de la Nasa pourrait avoir lieu le 27 septembre

ESPACE Une autre fenêtre de tir est prévue le 3 octobre

20 Minutes avec agences
La fusée de la Nasa attend sur son pas de tir en Floride depuis fin août 2022.
La fusée de la Nasa attend sur son pas de tir en Floride depuis fin août 2022. — UPI/Newscom/SIPA

Le décollage de la nouvelle méga fusée SLS (Space Launch System), déjà avorté à deux reprises, aura lieu au plus tôt le 27 septembre. C’est ce qu’a déclaré ce lundi la Nasa.

Ce vol test très attendu de la mission Artémis 1 doit tester en conditions réelles la fusée SLS et la capsule Orion à son sommet, où prendront place les astronautes à l’avenir. Pour obtenir le feu vert au décollage, les équipes de la Nasa doivent mener avec succès un test de remplissage des réservoirs de combustibles.

Une autre fenêtre de tir le 2 octobre

L’agence spatiale américaine doit également obtenir une dérogation spéciale afin d’éviter de retester les batteries sur un système de destruction d’urgence de la fusée. Si l’agence ne reçoit pas cette dérogation, la fusée devra retourner au bâtiment d’assemblage, ce qui repousserait le calendrier de plusieurs semaines.

La fenêtre de tir du 27 septembre s’ouvrira à 11h37 (heure locale) pour 70 minutes, avec une fin de mission prévue le 5 novembre. Une seconde fenêtre possible est prévue le 2 octobre, a précisé la Nasa. Début septembre, l’agence spatiale disait espérer pouvoir faire décoller sa méga fusée le 23 ou le 27 septembre.

Un grand projet constamment repoussé

Le décollage historique a été annulé le 29 août, puis à nouveau le 3 septembre en raison de problèmes techniques. La fusée orange et blanche SLS, qui n’a encore jamais volé, est en développement depuis plus d’une décennie. Cinquante ans après la dernière mission Apollo, Artémis 1 doit permettre de vérifier que la capsule Orion est sûre pour transporter des astronautes vers la Lune.

Pour cette première mission, Orion s’aventurera jusqu’à 64.000 km derrière la Lune, soit plus loin que tout autre vaisseau habitable jusqu’ici. L’objectif principal est de tester son bouclier thermique, le plus grand jamais construit. A son retour dans l’atmosphère terrestre, il devra supporter une vitesse de 40.000 km/h et une température moitié aussi chaude que celle de la surface du Soleil.