On sait désormais comment les moustiques nous « flairent » pour nous piquer

ETUDE Les moustiques possèderaient un système olfactif spécifique et des récepteurs leur permettant de « sentir » les humains

20 Minutes avec agence
Les moustiques, comme les autres insectes, peuvent entraîner des infections par leurs piqûres. (Illustration)
Les moustiques, comme les autres insectes, peuvent entraîner des infections par leurs piqûres. (Illustration) — Fotoshopstof

Des scientifiques viennent de découvrir comment les moustiques pouvaient « sentir » et si bien détecter les humains, pour les piquer. Dans une étude publiée dans la revue scientifique Cell, ils expliquent que ces insectes possèdent un système olfactif plus complexe que certains autres animaux. Ils sont ainsi capables de détecter la chaleur corporelle et possèdent des récepteurs dans leurs antennes. Puis c’est le cerveau qui va traiter les informations accumulées, d’une certaine manière.

« Nous avons trouvé une vraie différence dans la façon dont les moustiques encodent les odeurs qu’ils rencontrent, par rapport à ce que nous savions des autres animaux » a expliqué au Guardian Meg Younger, professeure adjointe de biologie à l’université de Boston et chercheuse de l’étude.

Plusieurs récepteurs

Les scientifiques ont constaté que « différents récepteurs répondent à différentes odeurs dans le même neurone » de l’insecte. Ainsi, les moustiques peuvent continuer à sentir les odeurs, même lors de la perte de certains récepteurs. Selon des chercheurs de l’université Rockefeller de New York, les moustiques pourraient continuer de sentir les humains, même après modification de leur génome.

Mieux se protéger contre les maladies

Ces découvertes permettent de mieux comprendre ces insectes mais peuvent également faire avancer la recherche sur la protection contre les piqûres. Outre les démangeaisons et irritations, certains spécimens peuvent transmettre des malades graves comme la dengue ou la malaria, le Zika ou le Chikungunya.

Il s’agit, selon la docteure Marta Andres Miguel, du University College de Londres, d’une « découverte remarquable, non seulement d’un point de vue biologique, mais aussi dans la lutte contre les maladies ». De nouveaux pièges ou répulsifs pourraient prochainement être mis au point.