Etats-Unis : Des archéologues découvrent des « empreintes de pas fantômes » d’au moins 10.000 ans

ARCHEOLOGIE Au moins 88 traces individuelles de pieds nus ont été mises au jour dans une zone où se trouvait un lac salé

20 Minutes avec agence
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Le Grand Lac Salé dans l'Utah.
Le Grand Lac Salé dans l'Utah. — Rick Bowmer/AP/SIPA

Des archéologues ont fait une incroyable découverte au début du mois de juillet alors qu’ils se rendaient sur un site de fouilles dans le désert du Grand Lac Salé dans l’Utah, aux États-Unis. Ils sont accidentellement tombés sur des « empreintes de pas fantômes », ou « ghost footprints » en anglais. Au moins 88 traces individuelles de pieds nus ont été mises au jour, indique GEO.

Ces traces de pieds dateraient d’au moins 10.000 ans selon un communiqué publié par la Hill Air Force Base, la base militaire des Forces aériennes américaines situé à côté du site de fouilles.


Apparition grâce à la pluie

Ces empreintes sont appelées fantômes car elles apparaissent et disparaissent suivant la météo. Elles ne sont visibles qu’après un épisode de pluie car elles se remplissent d’humidité et deviennent plus foncées. Lorsqu’il fait son retour, le soleil les sèche et les fait disparaître.

Là-bas, il ne reste aujourd’hui qu’un tapis de sel dur, vestige d’un ancien lac d’eau salée qui recouvrait les deux tiers de l’Utah. L’évaporation de l’eau aurait eu lieu après la dernière période glaciaire (qui a eu lieu de – 2,6 millions d’années à – 11.700 ans). Juste avant, la zone serait devenue largement humide et aurait été occupée un temps par les hommes. Lors de leur passage pieds nus dans les eaux peu profondes, leurs traces se seraient remplies de sable et seraient restées intactes, grâce à la boue, présente en dessous. Lors de l’évaporation de l’eau, ces traces se sont remplies de sel et sont devenues invisibles.

Un camp à proximité

À moins de deux kilomètres de ces traces, des archéologues avaient déjà découvert un ancien camp de chasseurs-cueilleurs, datant d’il y a 12.000 ans, rappelle GEO. Une cheminée, des outils en pierre, des restes d’oiseaux brûlés et des graines de tabac carbonisées avaient été mis au jour.

Aujourd’hui, les chercheurs vont s’atteler à dater précisément les nouvelles empreintes, notamment grâce à la datation par carbone 14.