La fusée Ariane 6 installée pour la première fois sur son pas de tir

ESPACE Son vol inaugural est prévu en 2023

20 Minutes avec agences
Cette image de synthèse fournie par l'Agence spatiale européenne (ESA), le mardi 2 décembre 2014, montre le lanceur Ariane 6.
Cette image de synthèse fournie par l'Agence spatiale européenne (ESA), le mardi 2 décembre 2014, montre le lanceur Ariane 6. — David Ducros/AP/SIPA

Pour la première fois, le corps central de la fusée Ariane 6 a été installé sur son pas de tir à Kourou, ont annoncé ce mardi Arianegroup et le Cnes. Cela représente une « étape décisive » en vue des essais préalables au vol inaugural prévu en 2023.

Assemblé à l’horizontale dans un bâtiment à 800 mètres de là, le corps central – composé de l’étage principal et l’étage supérieur – a roulé « à l’horizontale pendant une vingtaine de minutes à une vitesse de 3 km/h jusqu’à son pas de tir grâce à quatre véhicules à guidage automatisés », détaillent dans un communiqué le constructeur de la fusée et l’agence spatiale française, responsable de l’ensemble de lancement (ELA 4).


Un exemplaire qui ne volera pas

Le corps central a ensuite été mis à la verticale. Il doit dorénavant être raccordé aux quatre boosters (propulseurs d’appoint) déjà positionnés sur le pas de tir. Ces derniers sont remplis de composants inertes pour les essais. La coiffe renfermant la charge utile doit encore être apposée au sommet du corps central et les réservoirs d’oxygène et d’hydrogène liquides être remplis avant les tests à feu du moteur de la fusée, le Vulcain 2.1. Cet exemplaire de la fusée, dédié aux tests au sol, ne volera pas.

« La première rencontre entre Ariane 6 et son pas de tir est une étape particulièrement importante et symbolique après ces années de développement en parallèle entre les usines en Europe et ce chantier exceptionnel », a salué André-Hubert Roussel, président d’Arianegroup, cité dans le communiqué. Pour le président du Cnes, Philippe Baptiste, « tout est mis en place pour que la qualification d’Ariane 6 aboutisse au plus vite au premier vol ».

Une batterie de tests

Les essais dits « combinés » visent à « tester l’ensemble des interfaces et les bonnes communications entre le lanceur Ariane 6 et son pas de tir », selon Arianegroup et le Cnes. Ils doivent également permettre de tester les logiciels de vol, ceux des bancs de contrôle, ainsi que les opérations de remplissage et vidange des réservoirs.

Parallèlement, un exemplaire de l’étage supérieur de la fusée, dont le moteur est réallumable, doit encore faire l’objet de « tests à feu » en Allemagne. Ceux-ci étaient initialement prévus en février.