Etats-Unis : 2 milliards de moustiques OGM lâchés pour réduire le nombre d’insectes vecteurs de maladies

METHODE Cette solution n’exterminerait pas toute la population de moustiques et n’aurait aucun impact sur l’environnement

20 Minutes avec agence
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Les moustiques tigres sont des vecteurs de la dengue.
Les moustiques tigres sont des vecteurs de la dengue. — F. Lodi / SIPA

Chikungunya, paludisme, dengue… le moustique est vecteur de nombreuses maladies parfois mortelles. Les solutions pour réduire sa nuisance passent la plupart du temps par l’épandage d’insecticides. Mais des solutions alternatives existent comme le lâcher de moustiques OGM. Plusieurs expérimentations concluantes ont été réalisées. C’est ainsi que la société américaine Oxitec a eu l’autorisation de libérer dans la nature 2 milliards de moustiques OGM, rapporte Boy Genius Report relayé par Presse-Citron.

Il s’agit de moustiques mâles de l’espèce Aedes aegypti, qui est porteuse de la dengue, de l’infection à virus Zika ou encore du chikungunya. Ils répondent au nom de code OX5034. Les moustiques tigres transgéniques vont être disséminés dans la nature avec pour rôle de se reproduire avec des femelles. S’ils réussissent leur mission, les larves résultant de l’accouplement ne seront pas viables. Aucun moustique tigre ne parviendra à l’âge adulte faute d’avoir les protéines nécessaires. Même si tous les jeunes moustiques sont touchés, ce sont les femelles qui sont visées, car ce sont elles qui piquent.



Pas de risques pour l’environnement

En mai 2021, Oxitec avait fait un lâcher de 12.000 œufs de moustiques transgéniques en Floride. Cela avait pour conséquence de faire baisser rapidement la population, sans effets remarquables sur l’environnement. L’avantage est que l’homme n’a plus recours à des insecticides qui ont des effets sur d’autres espèces comme les abeilles, pointent nos confrères. D’autre part, la population de moustiques est réduite mais pas éliminée. Ce qui laisse de la nourriture pour les oiseaux et autres chauves-souris.

Selon Oxitec, les gènes modifiés ne peuvent se répandre dans l’environnement car les larves n’atteignent jamais la maturité sexuelle. L’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a été sensible à tous ces arguments, c’est pourquoi elle a autorisé cette dissémination à grande échelle. Oxitec se félicite de cette démarche. La société américaine compte maintenant s’attaquer à une autre maladie : le paludisme. Pour cela, elle devra modifier génétiquement les moustiques qui en sont porteurs.