Un nouvel astéroïde piégé par la gravité terrestre a été découvert par les astronomes

ESPACE Lié à la Terre par les forces gravitationnelles, 2020 XL5 est le second astéroïde de ce type évoluant dans l’orbite terrestre

20 Minutes avec agence
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Illustration d'un astéroïde à proximité de la Terre. (illustration)
Illustration d'un astéroïde à proximité de la Terre. (illustration) — 9866112 / Pixabay

L’Agence spatiale européenne (ESA) a officiellement dévoilé ce mardi la découverte d’un nouvel  astéroïde troyen associé à la Terre. Ce type d’astéroïde est un corps spatial qui évolue devant ou derrière une planète à laquelle il est lié par la gravité, rapporte Numerama.

Baptisé 2020 XL5, ce caillou spatial d’un kilomètre de long est le second astéroïde troyen de l’orbite terrestre. En comparaison, 10.000 astéroïdes troyens évoluent dans l’orbite de Jupiter. Selon une étude publiée dans la revue Nature Communications ce mardi, 2020 XL5 restera associé à la  Terre « pendant au moins 4.000 ans ».

Bientôt une mission d’exploration de l’astéroïde ?

Le premier astéroïde troyen capturé par la gravité terrestre, 2010 TK7 avait été découvert en 2011. Selon les chercheurs, les astéroïdes troyens sont en fait piégés dans certaines régions de l’espace, baptisées « points de Lagrange », qui constituent un point d’équilibre entre la force gravitationnelle du   Soleil et celle d’une planète.

Une fois piégé à proximité d’un point de Lagrange, l’astéroïde va suivre ou devancer la planète pour une période plus ou moins longue. L’intérêt de la découverte de 2020 XL5 est que l’astéroïde va potentiellement pouvoir donner aux astronomes des informations sur l’histoire de la Terre. Selon Numerama, une mission d’exploration pourrait même y être organisée si l’objet est suffisamment stable.

Détecté en décembre 2020, avant que son existence soit définitivement confirmée début 2022, 2020 XL5 se situe aussi loin de la Terre que du Soleil, soit à environ 150 millions de kilomètres de nous. Malgré sa taille imposante, aucun risque de collision n’existe donc.