Chats : La domestication a fait rétrécir le cerveau de nos félins

ANIMAUX Une nouvelle étude vient confirmer que la domestication des chats entraîne un rapetissement de leurs cerveaux

20 Minutes avec agence
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Chat. (illustration)
Chat. (illustration) — Nennieinszweidrei / Pixabay

A l'instar du Q.I qui diminuerait chez les Européens, la taille du cerveau des chats domestiques rétrécirait au fil des années. En cause ? Leur domestication. C'est ce que vient confirmer une nouvelle étude scientifique, rapporte Science Alert relayé par Slate.

Les chercheurs ont décidé de comparer la taille des crânes de chats domestiques et celle de crânes de chats sauvages d'Europe et d'Afrique. La conclusion est sans appel : « Les chats domestiques ont des volumes crâniens plus petits par rapport aux chats sauvages européens et aux ancêtres sauvages des chats domestiques, les chats sauvages africains. »

Baisse de production des cellules de la crête neurale

Même constat chez les chats hybrides sauvages et domestiques : la taille de leur cerveau serait à mi-chemin de celle des deux autres groupes, confirmant l'hypothèse des chercheurs. Une thèse par ailleurs déjà confirmée s'agissant des moutons, des chiens et des lapins ainsi que des chats grâce à plusieurs études antérieures

Selon les scientifiques, la sélection humaine de chats les plus docile pour favoriser la domestication entraînerait la naissance de chats produisant de moins en moins de cellules au niveau de la crête neurale, responsables de l'excitabilité et de la peur. Ces changements physiologiques pourraient ainsi entraîner une modification de la morphologie et de la taille du cerveau.

Cette étude vient confirmer des doutes agitant la communauté scientifique depuis les années 1960, note Slate. Les chercheurs admettent cependant que le panel d'espèces et le nombre de données mériteraient un élargissement permettant des résultats plus probants.