Astronomie : Les conseils d'un spécialiste pour débuter dans l'observation du système solaire

ESPACE La Société d'astronomie de Nantes organise ce vendredi soir une séance d'initation à l'observation des astres de notre système solaire. Fréderic Brion, son président, donne des conseils pour les curieux souhaitant se lancer

Hugo Meyniel
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La Société d'Astronomie de Nantes observe le ciel depuis plus de 50 ans. Ici, une éclipse lunaire. (illustration).
La Société d'Astronomie de Nantes observe le ciel depuis plus de 50 ans. Ici, une éclipse lunaire. (illustration). — Rodrigo Jiménez/EFE/SIPA
  • Le système solaire fascine. Mais il n’est pas facile à observer lorsqu’on débute.
  • La Société d’astronomie de Nantes organise plusieurs séances d’initiation chaque année. Sa première a lieu ce vendredi soir.
  • Son président délivre, pour 20 Minutes, quelques précieux conseils.

Les membres de la Société d’astronomie de Nantes se réunissent tous les vendredis pour observer le ciel. Ce vendredi soir, ils organisent une séance d’initiation à l’observation des astres sur le thème  «L'observation du système solaire : La Lune, le Soleil et les planètes». L’occasion pour 20 Minutes d’interroger Frédéric Brion, président de l’association, sur les conseils à apporter aux néophytes en fonction des astres.

Soleil, attention aux yeux

Les deux astres incontournables du système solaire sont le Soleil et la Lune. « Le Soleil est un astre dangereux à observer à l’œil nu », insiste Frédéric Brion. Heureusement,il existe des instruments spécialisés avec des filtres qui laissent percevoir une fraction de la lumière solaire. Les cellules photosensibles peuvent en effet être endommagées par une lumière intense.

La Lune, mission cratère

Pour la lune, il n’y a aucun danger à l’observer. Elle est facile à repérer. Avec une simple paire de jumelles, il est possible d’observer des cratères. « La Lune est visible le soir en premier quartier, toute la nuit en pleine lune, et en fin de nuit en dernier quartier », nous explique Frédéric Brion. Pour aller plus loin et explorer les reliefs lunaires, il faut un télescope.

Jupiter, la plus balèze

La plus grosse planète du système solaire, Jupiter, est facilement localisable, c’est l’astre le plus brillant avec la planète Mars. « C’est pour moi l’une des plus belles planètes, avec des formations nuageuses sur la planète. » Un de ces phénomènes est la Grande Tache rouge, un anticyclone « observé depuis plus de 300 ans ». Jupiter a la particularité d’avoir quatre lunes principales, observables avec une simple paire de jumelles. Jupiter est visible toute la fin de l’année 2022.

Mars, la belle rouge

Mars est observable avec un petit instrument, il y a la possibilité de voir des reliefs des planètes, comme des calottes polaires. « Avec un plus gros instrument vous avez la possibilité d’observer des phénomènes comme des tempêtes de poussière. » Mars tourne autour du soleil en 26 mois, et tous les 26 mois revient à proximité de la Terre, elle sera « observable en décembre », nous précise-t-on. Quand elle est proche de la Terre, la planète brille d’un fort éclat teinté de rouge, ce qui permet de la reconnaître.

Venus, le soir ou le matin

Vénus est observable le soir à la tombée ou le matin à l’aube. On commence à la voir le matin à l’horizon Est. L’atmosphère de la planète est très dense, les conditions sont inhospitalières, avec des températures très chaudes et des pluies d’acide citrique. « Elle sera bien visible le soir vers février » avance le président de la SAN.

Saturne, seigneur des anneaux

« Les fameux anneaux de Saturne sont visibles avec une paire de jumelles : pour les néophytes c’est fantastique. La planète sera bien visible l’été prochain. » La planète atteint son opposition le 2 août et c’est vers cette période qu’elle sera bien observable. Concernant les anneaux, ils ne sont eux visibles qu’avec l’aide d’un télescope.

Comment faire sans instrument

« Il existe des logiciels qui permettent de simuler l’aspect du ciel, comme Cartes du Ciel ou Stellarium ». Il existe également des revues d’astronomie, avec des cartes du ciel montrant le positionnement des astres pour mieux se repérer.