Syrie : Des scientifiques découvrent le « kunga », premier animal hybride créé par l’homme

ADN Ce croisement entre des ânes sauvages et domestiques a été imaginé par les Mésopotamiens il y a 4.500 ans

20 Minutes avec Agence
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L'animal était un croisement d'équidés..
L'animal était un croisement d'équidés.. — Pixabay / No-longer-here

Le premier animal hybride créé par l’homme a enfin été identifié : il s’agit du « kunga », un équidé issu du croisement entre des ânes sauvages et domestiques, conclut une étude publiée dans la revue Science Advance le 14 janvier. Des archéologues avaient déterré des ossements sur le site d’Umm el-Marra, dans le nord de la Syrie. Les analyses ADN pratiquées ont permis de les dater de 4.500 ans, ce qui explique les représentations jusque-là inexpliquées de chevaux domestiques dans l’art mésopotamien.



Allier force et vitesse

Le kunga avait pour mère une ânesse domestique et pour père un âne sauvage. « Les éleveurs de Mésopotamie voulaient reproduire des ânes domestiques avec des ânes sauvages pour la force et la vitesse et peut-être la taille », explique Fiona Marshall, archéologue à l’Université de Washington, citée par Geo. Les kunga avaient pour mission de tracter des chars à quatre roues, notamment pendant les combats.

Ces croisements ont certainement été « industrialisés » par les Mésopotamiens, estime sur Europe 1 Eva-Maria Geigl, de l’Institut Jacques-Monod. Mais avec l’arrivée des chevaux il y a 4.000 ans, les kungas ont disparu. En effet, en tant qu’espèce hybride, elle ne pouvait pas se reproduire, contrairement aux autres équidés.