Alpes-Maritimes : L’association Parsec veut « rendre l’astronomie accessible à tous » à travers des ateliers de sensibilisations

ETOILES Toute l’année, le site Astrorama, protégé de la pollution lumineuse des villes dans le parc de la Grande Corniche, à Eze, accueille les soirées d’initiation à l’espace

Elise Martin
A Astrorama, il est possible de tester les outils d'observation du ciel lors des ateliers
A Astrorama, il est possible de tester les outils d'observation du ciel lors des ateliers — Astrorama
  • Le territoire Alpes Azur Mercantour a été officiellement labellisé début 2020 « Réserve internationale de ciel étoilé ». La région offre des espaces particuliers pour observer l’espace.
  • L’Astrorama, sur le col d’Èze fait partie d’un lieu privilégié, avec des animations toute l’année. Depuis 30 ans, l’association Parsec propose sur ce site de « vulgariser les sciences de l’astronomie pour tous les publics. »
  • Cet endroit se complète avec l’offre davantage muséographique de l’Observatoire Côte d’Azur (OCA). Ce vendredi, l’OCA inaugure d’ailleurs l’Universarium, « un lieu de transmission et d’échange de la culture scientifique ».

Même si les Azuréens voient le même ciel que les New-Yorkais ou les Lillois, ils peuvent, à la différence de certaines autres régions du monde, l’observer (presque) toute l’année de la même manière. « En étant bien couverts l’hiver, il est d’ailleurs beaucoup plus clair durant cette saison », ajoute en souriant Sophie Berger, directrice de l’association Parsec, qui propose de la médiation scientifique autour d’ateliers depuis plus de trente ans. « Il faut tout de même faire attention aux mauvaises surprises des brumes de mer les jours de très beau temps », explique-t-elle.

Tous les week-ends de l’année, dans le parc de la Grande Corniche (Alpes-Maritimes), le site Astrorama de cette association accueille des dizaines de personnes pour leur faire découvrir l’astronomie et comprendre l’univers. « Le but est de rendre les sciences accessibles à tout le monde, avance la directrice. Et de rappeler des éléments fondamentaux au public présent, enfants comme parents ». Elle cite, par exemple, les étoiles utilisées comme repères géographiques pendant des siècles ou notre mesure du temps, pour calculer un jour, un mois ou une année, est « calquée sur l’astronomie ».

Trois types de soirées

Perchés en haut du col d’Èze, les participants aux soirées sont protégés de la pollution lumineuse. Un spot parfait pour contempler les étoiles et une façon également de montrer l’importance de la nuit. « A travers les ateliers, on essaie de sensibiliser aux conséquences que peut avoir un ciel sans nuit, indique Sophie Berger. Des espèces nocturnes disparaissent. On arrive aussi souvent à la même conclusion, qu’importent les intervenants sollicités, la Terre est la seule planète habitable, il faut alors la préserver au maximum. »

Ainsi, trois sortes de soirées sont proposées par l’association Parsec. Les soirées « ciel ouvert » pour « accroître ses connaissances scientifiques », par exemple, comprendre le phénomène de la gravitation ou le principe de lancement des fusées. Lors de ces soirées, les participants apprennent également à observer le ciel à l’œil nu et au télescope. A l’Astrorama, un planétarium est à disposition pour diverses animations.

Les « initiations à l’observation » invitent les astronomes amateurs pour apprendre, entre autres, à repérer les différentes constellations du ciel. Les « spectacles aux étoiles », sous le même format que « ciel ouvert », a pour spécificité de mettre en avant un thème en particulier. Pour cet événement, des chercheurs ou chercheuses, astrophysiciens ou astrophysiciennes ou même conteurs ou conteuses sont invités pour parler du sujet.

Une offre complète sur la Côte d’Azur

Le territoire Alpes Azur Mercantour a été officiellement labellisé début 2020 « Réserve internationale de ciel étoilé » (RICE) par l’International Dark-Sky Association, située aux États-Unis. Il existe par ailleurs d’autres endroits que le col d’Èze pour avoir des étoiles plein les yeux.

Sur le mont Gros, à l’observatoire de Nice, qui fait partie du groupe de l’observatoire Côte d’Azur (OCA), c’est un volet plus « muséographique, qui complète une venue à l’Astrorama », indique Sophie Berger. Ce vendredi va d’ailleurs être inauguré l’Universarium, « un lieu de transmission et d’échange de la culture scientifique » dans le bâtiment Grand Equatorial.

L’observatoire astronomique de Caussols, sur le plateau de Calern est également un lieu d’observation de l’OCA. Il abrite d’ailleurs de nombreux travaux de recherches scientifiques comme la télémétrie laser, le transfert de temps ou encore la mesure du diamètre solaire et la prévention des tsunamis. Le site est ouvert au public durant l’été.