Une planète comme Jupiter survivrait à l’explosion du Soleil, selon une étude

ASTRONOMIE Selon des chercheurs, toutes les planètes géantes gazeuses pourraient survivre à l’explosion de leur étoile hôte

20 Minutes avec agence
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Une photo de Jupiter prise par la Nasa le 2 juillet 2018.
Une photo de Jupiter prise par la Nasa le 2 juillet 2018. — AFP

Des scientifiques ont mené une étude pour tenter de découvrir ce qui restera de notre système une fois que le Soleil sera mort. Rien de très réjouissant jusque-là. Mais attendez un peu, car les résultats, publiés ce mercredi dans la revue scientifique Nature, sont concluants. En effet, les chercheurs ont prouvé qu’une planète géante gazeuse, dont la taille est similaire à Jupiter, avait déjà survécu à la mort de son étoile hôte, rapporte Le Huffington Post.

Cette planète baptisée MOA-2010-BLG477Lb avait été découverte en 2010 grâce à une technique de « microlentille gravitationnelle », sensible aux planètes froides. Joshua Blackman et ses collègues ont ainsi pu déterminer que la planète et son étoile hôte s’étaient formées conjointement, mais que la première avait survécu à la mort de la deuxième.

Tout ne disparaîtra pas

En réalité, l’étoile hôte de la planète géante gazeuse est une naine blanche. Lorsqu’une étoile a consommé tout son carburant dans son noyau, à savoir l’hydrogène, elle grossit et dévore tout autour d’elle. Puis, elle rétrécit jusqu’à devenir une structure ultra-dense : une naine-blanche. Ce qui est donc rare ici c’est que la géante gazeuse a survécu à l’explosion de son étoile, sur une orbite assez proche.

La planète se trouve en effet à environ 2,8 unités astronomiques (UA) de son étoile hôte. En général, la distance orbitaire est de 5 à 6 UA. Jupiter se trouve, par exemple, à 5,2 UA de notre Soleil. Cette étude démontre donc que des planètes géantes gazeuses peuvent survivre à la dégénérescence de leur étoile hôte. Mais aussi, et surtout, que tout ne disparaît donc pas dans notre système après la dégénérescence de notre propre étoile.