Russie : Un lionceau vieux de 28.000 ans retrouvé parfaitement conservé dans la glace

DECOUVERTE Sparta serait l’animal de l’ère glaciaire « le mieux conservé jamais retrouvé »

20 minutes avec agence
Un lionceau (illustration).
Un lionceau (illustration). — Miroslav Chaloupka/AP/SIPA

Dans une étude publiée mercredi dans la revue MDPI, des scientifiques ont révélé leur analyse de deux lionceaux, qui avaient été découverts momifiés dans la glace, au nord-est de la Sibérie, en 2017 et 2018. Ainsi, l’un d’eux, une femelle nommée Sparta, est âgé de 28.000 ans selon les chercheurs, rapporte  BFMTV.

« Sparta est probablement l’animal de l’ère glaciaire le mieux conservé jamais retrouvé et est plus ou moins intact, à part la fourrure un peu ébouriffée. Elle a même conservé les moustaches. Ses dents sont toujours là et ses organes momifiés », a expliqué à CNN Love Dalen, professeur au centre de paléogénétique de Stockholm (Suède) et coauteur de l’étude.


Un mâle de 43.000 ans également découvert

Le second lionceau est un mâle nommé Boris, retrouvé dans la glace à quelques mètres d’écart. Les chercheurs ont, au départ, pensé qu’il s’agissait d’un frère et d’une sœur. Mais ils ont rapidement découvert que Boris était beaucoup plus vieux, âgé de 43.000 ans. L’animal est « un peu plus endommagé, mais toujours assez bon », ont écrit les scientifiques.

Les deux lionceaux seraient tous les deux morts à l’âge d’un ou deux mois. Selon les résultats de l’analyse scientifique, « il n’y a pas de signes qu’un prédateur ou un charognard a endommagé les lions » avant leur mort. Mais grâce à des recherches plus poussées, les scientifiques ont découvert « des dommages au crâne, une dislocation des côtes et d’autres distorsions dans leurs squelettes ».

En outre, étant donné leur conservation, les lionceaux ont probablement été enterrés très vite. « Peut-être qu’ils sont morts dans une coulée de boue ou sont tombés dans une fissure du pergélisol », a ajouté Love Dalen. Les chercheurs vont désormais effectuer des analyses ADN sur Sparta, pour tenter d’en apprendre davantage sur l’évolution de l’espèce.