Nasa : De la vapeur d’eau découverte sur Ganymède, la lune de Jupiter

ESPACE La vapeur provient de la sublimation de la glace recouvrant la surface de la lune de Jupiter, le plus gros satellite naturel du système solaire, situé à 600 millions de kilomètres de la Terre

20 Minutes avec agence
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Jupiter et sa lune, Ganymède.
Jupiter et sa lune, Ganymède. — AP/SIPA

Les scientifiques de la Nasa ont pour la première fois repéré la présence de vapeur d’eau dans l’atmosphère de Ganymède, la lune glacée de Jupiter. Les astronomes ont pour cela utilisé des données récentes et archivées récoltées par le télescope Hubble, ont-ils expliqué dans une étude présentant leur découverte publiée ce lundi dans Nature Astronomy. Le satellite naturel est situé à environ 600 millions de kilomètres de la Terre.

C’est le plus gros objet céleste de cette catégorie dans le système solaire, a précisé la Nasa sur son site. De précédentes recherches ont mis au jour des preuves montrant que Ganymède posséderait un volume d’eau supérieur à celui de l’ensemble des océans de la Terre. À cause de températures extrêmement basses, la surface du satellite est cependant recouverte de glace.

Des pistes sur une éventuelle habitabilité ?

Une nouvelle étude des informations fournies depuis près de 20 ans par Hubble a permis aux chercheurs de repérer de violents changements de température à la surface de la lune en fonction du moment de la journée. Vers midi, au niveau de l’équateur de Ganymède, la chaleur est suffisamment élevée pour que la glace laisse échapper des molécules d’eau en faible quantité.

« La vapeur d’eau que nous avons mesurée a pour origine la sublimation de la glace causée par l’échappée thermique de vapeur d’eau dans les régions glaciaires chaudes », a expliqué l’astronome Lorenz Roth, auteur principal de l’étude. Hubble et son télescope STIS ont pu observer les changements intervenant à la surface de la lune de Jupiter ainsi que des caractéristiques révélées par des longueurs d’onde ultraviolettes et proches de l’infrarouge.

Les travaux des scientifiques vont contribuer à une meilleure compréhension de la manière dont les planètes gazeuses géantes et leurs satellites naissent et évoluent. Ils pourront aussi offrir des pistes sur l’éventuelle habitabilité de systèmes exoplanétaires semblables à Jupiter.