Barack Obama autorise l'Etat à financer la recherche sur les cellules souches embryonnaires

ETATS-UNIS Le président lève les restrictions mises en place et maintenues par George W. Bush...

J.M. avec agence

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Le président américain Barack Obama a réautorisé lundi le financement par l'Etat de la recherche sur les cellules souches embryonnaires en invoquant l'espoir qu'elle aide à soigner certaines des maladies les plus graves.
Le président américain Barack Obama a réautorisé lundi le financement par l'Etat de la recherche sur les cellules souches embryonnaires en invoquant l'espoir qu'elle aide à soigner certaines des maladies les plus graves. — Mandel Ngan AFP

Le président américain Barack Obama a réautorisé ce lundi le financement par l'Etat de la recherche sur les cellules souches embryonnaires en invoquant l'espoir qu'elle aide à soigner certaines maladies parmi les plus graves.

«Nous allons apporter le changement que tellement de scientifiques et de chercheurs, tellement de médecins (...), tellement de malades et leurs proches ont espéré au cours des huit dernières années, et pour lequel ils se sont battus; nous allons lever l'interdiction faite à l'Etat fédéral de financer la recherche pleine de promesses sur les cellules souches embryonnaires», a justifié Barack Obama avant de signer un décret en ce sens.

>> Pour lire notre interview d'un spécialiste, chercheur à Harvard, , sur les conséquences de cette décision, cliquez ici.


«Nous apporterons un soutien vigoureux aux scientifiques qui mènent cette recherche», a-t-il conclu. Au-delà de la portée scientifique de son geste, le président américain déboulonne un nouveau symbole des années Bush.

C'est en effet son prédécesseur qui avait, en 2001, imposé des limites aux recherches sur les cellules souches embryonnaires. Proche des milieux religieux et conservateurs, George W. Bush refusait une recherche nécessitant la destruction d’embryons humains. Expliquant tracer une «ligne morale», c'est encore lui en 2006 qui avait usé de son veto pour empêcher le Congrès de lever ces restrictions.