Toulouse : Mesdames, êtes-vous prêtes à passer cinq jours dans une baignoire pour aider les astronautes ?

GRAN BAIN SPATIAL Après une expérience similaire en 2019 avec des hommes, la clinique spatiale de Toulouse recherche 20 volontaires femmes pour rester allongées durant cinq jours pour étudier les effets de l’impesanteur

Béatrice Colin
— 
Lors d'une immersion "sèche" à la clinique spatiale de Toulouse.
Lors d'une immersion "sèche" à la clinique spatiale de Toulouse. — Cnes

Ce n’est pas un bain au sens classique du terme. Ici, ni mousse ni jet d’eau relaxant, mais une immersion dans le monde de la science spatiale. A partir du mois de septembre prochain, vingt volontaires vont rester allongées durant cinq jours dans de grandes baignoires, en immersion sèche, c’est-à-dire isolées de l’eau par de grandes bâches en plastique.

Après avoir mené en 2019 une étude similaire avec des hommes, cette fois-ci, la clinique spatiale du Medes, installée sur le site du CHU de Rangueil, est à la recherche de femmes voulant participer activement à faire avancer les connaissances sur les effets de l’impesanteur. Alors que les femmes sont de plus en plus nombreuses à partir dans l’espace, cette étude doit contribuer ainsi à mieux lutter contre ses effets pour celles qui embarqueront à l’avenir pour la Station spatiale internationale ou, dans quelques années, pour la Lune ou Mars.

Des critères à respecter

Si l’expérience rémunérée durera douze jours au total, les 20 volontaires ne passeront que cinq jours alitées, dans des conditions simulant la microgravité. Pour participer à ce défi, il faut répondre à certains critères. Il faut d’abord être âgée de 20 à 40 ans, être en bonne santé, ne pas être en surpoids, ne pas fumer, être active ou sportive et ne pas avoir de restriction alimentaire.

Si vous vous sentez l’âme d’une Claudie Haigneré, la sélection s’ouvre ces prochains jours et vous pouvez candidater dès aujourd’hui à l’adresse di2021@medes.fr en indiquant ses coordonnées. Les expérimentations se dérouleront entre la mi-septembre et la mi-décembre, deux volontaires étant immergées en même temps.