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JOB DE REVE22.589 Européens ont candidaté pour devenir collègue de Thomas Pesquet

Espace : 22.589 Européens ont candidaté pour être le futur collègue de Thomas Pesquet

JOB DE REVEAstronaute, un job de rêve ? 22.589 Européens n’ont pas hésité à envoyer leur CV à l’Agence spatiale européenne, qui avait ouvert une grande campagne de recrutement le 31 mars dernier en vue de recruter au moins quatre astronautes. Parmi eux, 7.137 Français
Qui seront les prochains Européens à rejoindre Thomas Pesquet dans l'Espace ? Les motivés avaient jusqu'au 18 juin pour envoyer leur CV à l'agence spatiale européenne.
Qui seront les prochains Européens à rejoindre Thomas Pesquet dans l'Espace ? Les motivés avaient jusqu'au 18 juin pour envoyer leur CV à l'agence spatiale européenne. - Handout / NASA TV / AFP / AFP
Fabrice Pouliquen

Fabrice Pouliquen

L'essentiel

  • Le 31 mars dernier, l’ESA, l’agence spatiale européenne, ouvrait une campagne de recrutement d’astronautes à travers ses 22 pays membres et deux associés. Une première en douze ans, et qui ne devrait pas se représenter de sitôt.
  • Alors que la période de dépôt des CV vient de s’achever, l’ESA a tiré un premier bilan ce mercredi. Elle en a reçu 22.589. Et ce sont les Français qui ont le plus candidaté. Ils sont 7.137. Soit près de deux fois plus que les Allemands, deuxièmes au classement.
  • Démarre désormais une sélection drastique, en six étapes et jusqu’à octobre 2022, pour trouver les meilleurs profils parmi ces 22.589 CV. Le nombre de candidats gardés sera ramené à 1.500 avant même l’étape 3, celle des tests psychologiques.

Il faut sans doute y voir un effet Thomas Pesquet. Car c’est de France que l’Agence spatiale européenne (ESA) a reçu le plus de candidatures pour rejoindre son nouveau bataillon d’astronautes. Et pas qu’un peu. Plus de sept mille (7.137) Français ont envoyé leur CV à l’ESA, qui avait lancé sa campagne de recrutement le 31 mars dernier. C’est près de deux fois plus que les Allemands (3.700). Viennent ensuite les Britanniques (1.979), les Italiens (1.860), les Espagnols (1.344).

+ 268 % de CV par rapport à 2008, + 421 % de candidates

Pour rappel, l’agence spatiale européenne veut recruter au moins quatre Européens – peut-être six – pour élargir son « pool » actuel de sept astronautes, parmi lesquels, donc, le Français Thomas Pesquet. C’est la première fois depuis 2008 que l’ESA lance une campagne de recrutement de cette ampleur.

Signe que l’Espace intéresse de plus en plus, l’ESA avait reçu, en 2008, 8.413 CV, contre 22.589 cette fois-ci. Soit une hausse des candidatures de 268 %, se félicite l’ESA. "La dernière campagne de recrutement de la Nasa [agence spatiale américaine] avait recueilli 18.000 candidatures, compare également l’ancienne astranaute Claudie Haigneré, aujourd’hui conseillère auprès du directeur de l’ESA.

Autre bonne nouvelle : les femmes ont aussi bien plus candidaté qu’en 2012. Elles ne représentaient que 15,3 % des candidats (1.287) il y a douze ans, contre 24 % cette fois-ci (5.419). C’est + 421 %, détaille, là encore, l’ESA. « En Estonie, on atteint même 38,6 % de candidates », détaille Guillaume Weerts, responsable de l’équipe de soutien du Centre des astronautes européens et de la médecine spatiale. Les Pays-Bas dépassent les 30,1 %, l’Allemagne et la Grande-Bretagne sont à 28 %. La France, elle, à 23,3 %, soit tout de même 1.662 candidates. Là encore, un record. Certes, on est encore loin de la parité, "mais on est tout de même proche des taux de candidatures de femmes sur les postes d’ingéneurs et chercheurs dans l’Union européene où l’on oscille autour des 24 % », précise Claudie Haigneré.

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1.500 candidats gardés pour l’épreuve des tests

La suite ? Elle va se dérouler en six étapes pour tirer les meilleurs profils de ces 22.589 CV. L’écrémage sera rude. Plusieurs cycles de présélection seront effectués sur la base des documents et du questionnaire que les candidats ont remis en déposant leur CV. C’est l’étape 1, à l’issue de laquelle « nous prévoyons de garder 1.500 candidats, indique Antonella Costa, des Ressources humaines à l’ESA. Cela peut paraître peu, mais nous sommes assujettis à des impératifs de coûts et de temps. »

Suivra une batterie de tests pour les heureux lauréats, depuis le centre d’évaluation de l’ESA à Hambourg. Cela devrait commencer courant septembre ou octobre. « D’abord par des tests psycho-cognitifs, puis, en étape 3, des tests psychométriques et des tests pratiques », détaille Antonella Costa. Ça ne s’arrête pas là. L’étape 4 sera celle de la sélection médicale. L’ESA testera les capacités physiques et mentales des candidats encore en lice par rapport aux normes médicales internationales pour les missions d’astronautes de longue durée.

Les lauréats connus en octobre 2022

Si vous avez tenu la marée, il faudra encore faire face à deux rounds d’entretiens. Le premier pour tester vos compétences techniques et comportementales. « A cette étape, vos diplômes seront vérifiés, ainsi que votre casier judiciaire », prévient l’ESA. Le deuxième se déroulera dans le bureau du directeur général de l’ESA, Johann-Dietrich Wörner. Ce sera l’étape 6. La dernière, donc. L’agence spatiale européenne prévoit d’être en mesure d’annoncer les noms de ses nouveaux astronautes en octobre 2022.

En parallèle, l’ESA avait également invité le 31 mars dernier les personnes ayant un handicap physique à postuler pour participer à une étude de « faisabilité » sur l’accès des vols spatiaux aux « parastronautes ». L’agence spatiale européenne a reçu 257 candidatures pour ce programme, dont 60 femmes.

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