Internet et le téléphone mobile, deux gloutons énergivores

David Larousserie, rédaction de « Sciences et Avenir »

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En 2030, les communications dépenseront autant d'énergie que tous les autres besoins de l'humanité aujourd'hui. Internet et la téléphonie mobile ont une face cachée : ils consomment de plus en plus d'électricité. Plus 15 % par an au niveau mondial. Soit 480 milliards de kilowatts par an en France.

Car en coulisses, toute une infrastructure se met en route pour alimenter téléphones et PC. Une recherche sur Google engloutit de un à dix watts, autant qu'une ampoule basse consommation. Et à eux seuls, les serveurs informatiques produisent autant de CO2 que le trafic aérien international. La faute aux centaines de milliers d'ordinateurs qu'utilise le géant du Web pour trouver la réponse... Lors d'un appel téléphonique en 3G, 10 % de l'électricité passe par le portable, le reste par les antennes relais, les dispatcheurs et les milliers de serveurs qui transmettent voix, vidéo, musique et jeux, 24 heures/24. Par ailleurs, un PC chauffe : climatisation obligatoire sous peine de panne.

En moyenne, on utilise autant d'énergie pour refroidir un ordinateur que pour l'alimenter. Quant aux téléviseurs, décodeurs et enregistreurs, ils ont fait bondir la consommation de 50 % en dix ans. Idem pour la bureautique, alors que l'électroménager, lui, a réduit sa consommation de 16 %. Pour alléger la facture, les professionnels climatisent leurs serveurs par l'air ambiant ou s'installent dans des régions froides. Chacun peut aussi agir en choisissant mieux ses appareils* , en éteignant PC, box, etc. et en réduisant ses achats high-tech. W

* Conseils sur http://guide-topten.com