La pollution lumineuse des satellites inquiète les astronomes

INTERFÉRENCES Les 42.000 satellites envoyés par SpaceX pour le projet Starlink vont causer un désordre lumineux et perturber les fréquences radios

20 Minutes avec agence

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Des satellites du réseau Starlink visibles dans le ciel en Angleterre, le 22 avril 2020.
Des satellites du réseau Starlink visibles dans le ciel en Angleterre, le 22 avril 2020. — Stephen Chung/LNP/REX/SIPA

La pollution lumineuse est un sujet qui inquiète les astronomes. Ils se sont réunis en colloque ce dimanche à l’ONU pour débattre des nuisances causées par les satellites, rapporte le Huffington Post. Une étude publiée par la revue du Monthly Notices of the Royal Astronomical Society relatait le 29 mars dernier que plus aucun territoire de la planète n’était à l’abri de la pollution lumineuse provoquée par la présence de satellites au-dessus de nous.

Astrophysicien et président de la Société Française d’Astronomie et d’Astrophysique (SF2A), Eric Lagadec a expliqué les conséquences de l’envoi de nombreux satellites dans l’espace au média. Le projet d’accès à Internet Starlink mené par SpaceX est pointé du doigt. L’entreprise spatiale fondée par Elon Musk compte envoyer à terme 42.000 satellites. Un nombre d’engins spatiaux qui va fortement perturber la luminosité du ciel et les observations menées à partir des télescopes.

Perturbation des fréquences radios

La pollution lumineuse causée par les satellites quand ceux-ci sont éclairés à l’aube et au crépuscule par le soleil n’est pas le seul problème. L’abondance de satellites en périphérie de la Terre apporte d’autres désagréments. Les engins spatiaux, qui émettent des signaux vers la terre perturbent également les fréquences radios, nuisibles pour les radiotélescopes.

Il existe des solutions pour réduire ces nuisances. Les astronomes souhaitent que les industriels fabriquent leurs satellites d’une autre manière. Cela permettrait de rendre le ciel moins lumineux. Ils souhaitent également être informés de la course des satellites au moyen d’une carte de vol. Cela permettrait d’évaluer le moment où ils pourraient échapper au désordre lumineux.