Chili : Les restes d’un mammifère vieux de 72 millions d’années découverts en Patagonie

PALEONTOLOGIE Une mâchoire à cinq dents a été découverte sur un site considéré comme l’un des plus grands réservoirs de fossiles de dinosaures de la région

20 Minutes avec agences

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Un archéologue travaillant sur un fossile au parc national d'Ischigualasto dans la province de San Juan, en Argentine, le 8 avril 2019.
Un archéologue travaillant sur un fossile au parc national d'Ischigualasto dans la province de San Juan, en Argentine, le 8 avril 2019. — HO / IMCN / AFP

« Orretherium tzen », c’est son nom. Une nouvelle espèce de mammifère du Crétacé supérieur, âgée de 72 à 74 millions d’années, a été découverte en Patagonie au Chili, a annoncé mercredi l’Institut chilien antarctique (Inach). Une mâchoire à cinq dents consécutives a ainsi été mise à jour à Cerro Guido, dans la région sud de Magallanes, à environ 2.700 kilomètres au sud de la capitale Santiago, sur un site considéré comme l’un des plus grands réservoirs de fossiles de dinosaures de la région.

Selon les chercheurs, cette zone était habitée par des espèces préhistoriques d’Amérique et d’Antarctique qui ont migré il y a des millions d’années à travers des portions de terre qui étaient sous la mer et qui ont émergé après une baisse des températures.

Comprendre l’évolution des mammifères à l’ère des dinosaures

Le nouveau spécimen était apparenté à d’autres mammifères trouvés en Patagonie argentine. Le bon état de conservation des restes « est essentiel pour connaître cette nouvelle espèce mésozoïque et extrapoler ses informations à d’autres mammifères trouvés en Argentine et dans le reste du Gondwana (ancien bloc continental sud) », a déclaré le paléontologue argentin Agustin Martinelli, qui a participé aux recherches.

La zone de la découverte présente un grand potentiel, assurent par ailleurs les scientifiques, car « l’évolution des mammifères à l’ère des dinosaures est encore très peu connue et chaque découverte d’une nouvelle espèce est une avancée qui attire l’attention du monde entier », selon le paléontologue Alexander Vargas, l’un des coordinateurs du projet.