Mars : D'après la Nasa, certains organismes terrestres pourraient survivre sur la planète rouge

ESPACE Les spores de la moisissure noire ont pu survivre, au moins un temps, dans des conditions de vie martiennes

20 Minutes avec agence

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Une précédente photo de la planète Mars par la sonde Hope.
Une précédente photo de la planète Mars par la sonde Hope. — Mohammed bin Rashid Space Center/UAE Space Agency/AP/SIPA

Certains microbes évoluant sur Terre pourraient survivre sur Mars, au moins provisoirement, selon une équipe de recherche de la NASA et du Centre aérospatial allemand, rapporte Slate relayant une information de Cnet. Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont envoyé différents échantillons de microbes, dont des champignons, dans la stratosphère terrestre, où les conditions sont étonnamment similaires à celles de la surface de Mars.

« Certains microbes, en particulier les spores de la moisissure noire, ont pu survivre au voyage, même lorsqu’ils ont été exposés à un rayonnement très élevé (ultraviolet) », a précisé Marta Filipa Cortesão, principale autrice de l’étude publiée dans la revue scientifique Frontiers in Microbiology. Ce qui signifie que cette moisissure noire pourrait suivre les hommes sur Mars et survivre.

Simulation grâce à une Marsbox

Pour les besoins de l’étude, les scientifiques ont placé les microbes à l’intérieur d’un conteneur spécialement conçu appelé Marsbox qui simulait la pression et la composition de l’atmosphère martienne et ont envoyé le tout dans la stratosphère. La boîte contenait une couche protégée contre les radiations et une autre non blindée. Ce qui a permis de quantifier les effets des radiations.

Plusieurs missions étant programmées vers Mars, il est primordial de savoir si les micro-organismes terrestres peuvent survivre dans les conditions offertes par la planète rouge. « Avec les missions de longue durée en équipe vers Mars, nous devons savoir comment les micro-organismes associés à l’homme survivraient sur la planète rouge, car certains peuvent présenter un risque pour la santé des astronaute s », précise Katharina Siems, co-autrice de l’étude.

Les effets d’une telle résistance pourraient être négatifs comme positifs. En effet, les micro-organismes « pourraient nous aider à produire de la nourriture et des matériaux indépendamment de la Terre, ce qui sera crucial lorsque nous serons loin de chez nous », souligne la scientifique.