Russie : Le laboratoire Vektor veut découvrir des virus datant de l'ère préhistorique

PALÉOLITHIQUE L’étude devrait entre autres permettre de « déterminer le potentiel épidémiologique des agents infectieux actuellement existants »

20 Minutes avec agences

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Dans un laboratoire de virologie. (Illustration)
Dans un laboratoire de virologie. (Illustration) — Fabien Dupoux/SIPA

Le laboratoire russe Vektor a annoncé ce mardi se lancer dans la recherche de virus datant du paléolithique. L’établissement d’Etat va travailler à partir de tissus d’animaux de cette époque qui ont été préservés dans les glaces.

Le laboratoire souhaite « trouver des paléovirus qui permettront de démarrer le développement de la paléovirologie en Russie et de mener des recherches de pointe dans le domaine de l’étude de l’évolution des virus », précise un communiqué. Le projet est mené en collaboration avec l’université de Iakoutsk.

Des tissus de mammouths à l’étude

Ce projet « permettra d’évaluer la diversité des micro-organismes, dont l’ADN et l’ARN pourraient être conservés dans le matériel à l’étude », a indiqué Vektor. Il permettra aussi de « déterminer le potentiel épidémiologique des agents infectieux actuellement existants ».

Les premiers tissus ont été extraits d’un cheval préhistorique vieux de près de 6.500 ans, découvert en 2009 dans la région sibérienne de Iakoutie où sont régulièrement trouvés des restes d’animaux paléolithiques, dont des mammouths. Le projet prévoit d’étudier les tissus de mammouths, d’élans, de chiens, de perdrix, de divers rongeurs, de lièvres et d’autres animaux préhistoriques.

Ancien centre de développement d’armes biologiques à l’époque soviétique, le laboratoire Vektor est l’une des deux seules structures au monde à renfermer le virus de la variole. Il renferme également, entre autres, le virus Ebola. Vektor a mis au point un vaccin contre le coronavirus, EpiVacCorona, homologué en octobre en Russie. Sa production en masse doit commencer en février.