Coronavirus au Niger : La découverte de nouveaux fossiles de dinosaures freinée par l'épidémie

PALÉONTOLOGIE Les risques de pillage et d’affaissement des dunes ont laissé place à de nouvelles menaces liées à la pandémie de Covid-19 et aux affrontements armés

20 Minutes avec agence

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Fouilles archéologiques (illustration).
Fouilles archéologiques (illustration). — VALINCO/SIPA

La crise liée au coronavirus a forcé des paléontologues à recouvrir plusieurs sites de fouilles situés dans le sud du Sahara, au Niger. En plus de la menace sanitaire, les scientifiques doivent aussi composer avec les combats armés se multipliant dans la zone, particulièrement riche en fossiles, explique le Washington Post relayé par Numerama.

Près de 20 tonnes d’ossements préhistoriques divers seraient enfouies dans cette région. Il y a 200 millions d’années, elle était recouverte de végétation et de nombreux dinosaures y vivaient. Cette spécificité en fait un lieu très prisé des paléontologues. Onze nouvelles espèces de dinosaures en cours de classification y ont récemment été découvertes.

Les fossiles dissimulés sous du sable

Les chercheurs y ont aussi mis au jour des fossiles de reptiles volants et le squelette d’un animal proche du chien mais doté d’une carapace. Avant la pandémie de Covid-19, les fouilles étaient déjà effectuées sous étroite surveillance à cause des risques de pillage et d’écroulement des dunes. Le récent arrêt des recherches a cependant été accompagné de nombreuses précautions.

Pour protéger les ossements des pillards et des conditions météo, les scientifiques les ont entourés d’une coquille de plâtre, recouverte de sable pour soustraire les fossiles du regard de personnes mal intentionnées. Le gouvernement du Niger a par ailleurs mis en place un service de surveillance autour de la zone.

Les scientifiques ne savent pas encore combien de temps ils devront attendre avant de pouvoir reprendre leurs fouilles. Le Niger fait actuellement face à sa deuxième vague épidémique de coronavirus.