Royaume-Uni : Des sépultures vieilles de 4.000 ans découvertes près du site de Stonehenge

ARCHEOLOGIE Les tombeaux et les objets mis au jour ont relancé la polémique qui entoure le projet de construction d’un tunnel censé passer au-dessous du site archéologique

20 minutes avec agence

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Le site de Stonehenge, dans le Wiltshire, Angleterre.
Le site de Stonehenge, dans le Wiltshire, Angleterre. — Neil Hall/REX/REX/SIPA

Des chercheurs de Wessex Archaeology ont récemment découvert deux sépultures datant de l’âge de bronze à Stonehenge (Royaume-Uni), lors de fouilles préliminaires à la construction d’un tunnel sous le site archéologique. Les tombeaux présentent des caractéristiques typiques de la culture campaniforme, indique The Guardian.

Un enclos étrange

Celle-ci a fait son apparition dans ce qui est maintenant le Royaume-Uni environ 2.500 ans avant notre ère. Les archéologues ont trouvé autour des dépouilles vieilles de 4.000 ans un récipient à bec verseur, un objet en cuivre ressemblant à un poinçon et un objet cylindrique en argile qu’ils n’ont pas réussi à identifier. Les chercheurs ont aussi mis au jour plusieurs poteries datant de la période néolithique.

Au sud-ouest de leur zone de recherche, les scientifiques ont découvert un enclos en forme de C qui les a interpellés. Les fossés l’entourant sont disposés selon « un plan étrange », a commenté Matt Leivers, archéologue travaillant pour Wessex Archaeology. Des silex brûlés se trouvaient dans les tranchées, indiquant une activité industrielle. L’enceinte est susceptible d’avoir servi au « travail du métal ou du cuir, à la fabrication de poteries ou au tri des récoltes », a estimé le spécialiste.

Un projet routier controversé

Les trouvailles des chercheurs seront prochainement exposées dans le musée de la ville. Elles ont relancé le débat sur le tunnel de 3,2 kilomètres censé être construit en dessous du site archéologique. Ce projet permettrait de décongestionner en partie la route A303, régulièrement touchée par des embouteillages.

Ses détracteurs craignent qu’il n’empêche définitivement la découverte de centaines de milliers d’objets. Wessex Archaelogy et la société autoroutière britannique Highways England ont assuré mener la phase exploratoire du projet avec « délicatesse », mais une action en justice a été lancée.