Une « galaxie fossile » vient d’être découverte dans la Voie lactée

ESPACE Celle-ci a été baptisée Héraclès et elle serait entrée en collision avec notre galaxie il y a 10 milliards d’années

20 Minutes avec agence

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Image d'une galaxie prise par le téléscope Hubble, à 70 millions d'années-lumières de la Terre.
Image d'une galaxie prise par le téléscope Hubble, à 70 millions d'années-lumières de la Terre. — ESA/HUBBLE & NASA / AFP

Les scientifiques viennent de découvrir un « fossile de galaxie », présent dans la Voie lactée. Cette structure serait entrée en collision avec notre galaxie il y a déjà 10 milliards d’années. Elle a été baptisée Héraclès, en référence au héros de la mythologie, rapporte Numerama. Cette découverte a été expliquée en détail dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, paru le 20 novembre. Les auteurs de l’article y expliquent avoir « des preuves de l’existence d’une structure agglomérée située à l’intérieur de la galaxie ».

Fusion avec notre galaxie

Selon les éléments recueillis, cette structure représenterait un tiers du halo sphérique de la Voie lactée. Sa fusion avec notre galaxie pourrait être un élément très important de son histoire. C’est justement son emplacement central qui a rendu son identification si tardive. « Pour trouver une galaxie fossile comme celle-ci, nous avons dû examiner la composition chimique détaillée et les mouvements de dizaines de milliers d’étoiles » expliquent les scientifiques.

Un travail d’autant plus compliqué dans le centre de la Voie lactée, puisque ces étoiles sont « cachées par des nuages de poussière interstellaire » explique le coauteur de l’étude, Ricardo Schiavon de l’Astrophysics Research Institute à l’université de Liverpool John Moores (Royaume-Uni).

500.000 données d’étoiles collectées

Pour mener à bien leur travail, les scientifiques se sont servis du télescope de l’observatoire d’Apache Point au Nouveau-Mexique, APOGEE (« Apache Point Observatory Galactic Evolution Experiment »). Ce dernier, en place depuis dix ans, a déjà permis de collecter des données sur plus de 500.000 étoiles de la galaxie.