La Station spatiale internationale sera un jour détruite, et on sait maintenant comment

ESPACE La station spatiale est techniquement conçue pour héberger des astronautes jusqu'en 2028 au moins

20 Minutes avec agence

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La station spatiale internationale (ISS), à 400 kilomètres de la Terre.
La station spatiale internationale (ISS), à 400 kilomètres de la Terre. — RANDY BRESNIK / NASA / AFP

Vingt ans après l’arrivée des premiers astronautes à son bord, la Station spatiale internationale est loin d’être en bout de course. L’ISS est conçue pour héberger des humains jusqu’en 2028, même si l’accord entre les pays qui l’exploitent ne court que jusqu’en 2024. Cela n’empêche pas les experts de la Nasa et de l’agence russe Roscosmos d’étudier la meilleure façon de détruite la station.

Les experts ont commencé à pencher sur le sujet il y a environ cinq ans, selon l’astronome américain Jonathan McDowell cité par Space. Les ingénieurs ont longtemps ignoré la question de sa destruction mais étudient désormais plusieurs scénarios de mise hors orbite de la station spatiale, que celle-ci soit planifiée ou en réaction à un incident.

En raison de son poids – 400 tonnes –, l’ISS ne pourrait pas retomber telle quelle sur Terre sans un risque important pour la population. Sa masse rend par ailleurs impossible sa carbonisation complète à une vitesse qui serait celle de sa chute incontrôlée. Le plan des scientifiques est donc de diriger la descente de l’ISS. Ils déclencheraient pour cela des feux à bord.

Deux semaines de préparation minimum

La station perdrait ainsi de l’altitude et se rapprocherait de notre atmosphère dans laquelle son entrée serait plus facile à maîtriser. Les spécialistes pourraient notamment faire en sorte que les débris résultant de la destruction de l’ISS dans l’atmosphère s’écrasent dans le sud de l’océan Pacifique, une région très peu peuplée.

Le déclenchement du processus de mise hors orbite pourrait être décidé longtemps à l’avance. En cas d’urgence, les spécificités de la station ne laisseraient cependant que deux semaines aux ingénieurs pour se décider, avaient estimé des experts lors du Congrès International d’Astronautique en 2017.