La Russie transporte trois astronautes vers l'ISS et bat un nouveau record de rapidité

NAVETTE Les astronautes ont parcouru la distance entre la Terre et l’ISS en trois heures, contre six jusqu’à maintenant

20 Minutes avec AFP

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Décollage de la capsule Soyuz de Baikonour, au Kazakhstan, le 14 octobre 2020, irection la Station spatiale internationale.
Décollage de la capsule Soyuz de Baikonour, au Kazakhstan, le 14 octobre 2020, irection la Station spatiale internationale. — Sputnik/SIPA

Une astronaute américaine et deux cosmonautes russes sont arrivés ce mercredi dans la station spatiale internationale (ISS), au terme d’un voyage d’à peine trois heures, un nouveau record de rapidité pour le programme russe Soyouz.

Parti à 5 h 45 du cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan, le vaisseau Soyouz MS-17 dans lequel avaient pris place Kathleen Rubins, Sergueï Ryjikov et Sergueï Koud-Svertchkov s’est amarré à la station orbitale à 8 h 48.

Trois minutes d’avance sur le timing

« Un nouveau record a été établi (…) Le temps total entre le lancement et l’amarrage du Soyouz était de 3 heures et 3 minutes », a salué dans un communiqué l’agence spatiale russe Roskosmos quelques minutes après cet arrimage à la station, en orbite à 408 kilomètres au-dessus de la Terre. « Trois heures et trois minutes », a de son côté écrit sur Twitter le patron de Roskosmos, Dmitry Rogozine, pour saluer ce nouveau record. Le vaisseau des trois scientifiques est arrivé quatre minutes avant l’heure prévue.

Les vols les plus rapides vers l’ISS mettaient jusqu’à présent six heures environ. Cette nouvelle performance est rendue possible grâce à un nouveau système de guidage permettant de rejoindre l’ISS en seulement deux orbites, contre au moins trois auparavant. Ce système avait été testé en avril 2019 avec un vaisseau Progress, utilisé pour ravitailler en matériel la station internationale.

Les trois scientifiques ont rejoint sur la station orbitale les occupants actuels Chris Cassidy (Nasa), Anatoli Ivanichine et Ivan Vagner (Roskosmos), dont le retour sur Terre est programmé le 22 octobre.

En quarantaine depuis mars

Ce lancement a une résonance particulière pour Kathleen Rubins, dont c’est la deuxième mission dans l’espace et qui fête mercredi ses 42 ans. Microbiologiste de formation, elle a notamment travaillé sur le virus Ebola avant d’être sélectionnée pour devenir une astronaute. Sergueï Ryjikov est lui un pilote militaire de formation et le plus expérimenté des trois : il a déjà passé 173 jours dans l’espace, contre 115 pour Kathleen Rubins. Quant à Sergueï Koud-Svertchkov, 37 ans, c’est son premier vol.

Des précautions particulières ont été prises en cette période de pandémie mondiale de coronavirus, y compris une quarantaine renforcée pour les trois cosmonautes pour écarter tout risque d’importer le Covid-19 sur la station. « On a une quarantaine très stricte, presque depuis mars pour moi », a déclaré Kathleen Rubins durant la conférence de presse pré-lancement, ajoutant que les cosmonautes étaient testés très régulièrement.

Ce décollage d’une fusée russe vers l’ISS est le premier depuis le lancement réussi de la fusée américaine SpaceX, le 30 mai dernier depuis le centre spatial Kennedy (Floride), qui a mis fin à un monopole russe de neuf ans sur les vols habités à destination de la station. Le prochain vol de SpaceX vers l’ISS aura lieu le mois prochain : il emportera trois Américains et un Japonais.