Les débris spatiaux pourront désormais être observés en plein jour, selon une étude

ESPACE Jusqu’ici, les débris spatiaux ne pouvaient être observés qu’au crépuscule, pendant une fenêtre de temps de six heures maximum

20 Minutes avec agences

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Des débris spatiaux en orbite autour de la Terre.
Des débris spatiaux en orbite autour de la Terre. — ESA

Il sera désormais possible d’observer les débris spatiaux qui menacent les satellites en plein jour. Cette nouvelle méthode, détaillée dans une étude publiée ce mardi dans la revue Nature Communications, pourrait faciliter la surveillance de l’espace.

Près de 9.000 satellites et 23.000 objets de plus de 10 cm ont été envoyés dans l’espace depuis 1957, et gravitent actuellement autour de la Terre à plus de 20.000 km/h. A cette vitesse, toute collision peut détruire le satellite et engendrer davantage de déchets. Ces débris proviennent de morceaux de fusées et de satellites détruits volontairement (comme l’avait fait la Chine en 2007) ou lors de collisions accidentelles.

Mieux observer pour mieux nettoyer

Il est possible de détecter et suivre ces débris depuis des stations terriennes, mais seulement pendant quelques heures au crépuscule, lorsque les stations sont dans l’obscurité et les débris encore éclairés par le Soleil.

Mais une équipe de chercheurs basée en Autriche a réussi à étendre cette fenêtre en associant un télescope, un détecteur et un filtre augmentant le contraste entre les objets et le ciel. Grâce à cette technique, il serait possible de surveiller les débris 22 heures par jour, contribuant « de manière significative à de futures missions d’enlèvement de débris spatiaux » selon Michael Steindorfer, coauteur de l’étude.