Egypte : Des scientifiques révèlent de nouvelles informations sur la « momie hurlante »

ETUDE La princesse sexagénaire décédée d’une crise cardiaque aurait été embaumée avant la disparition de la rigidité cadavérique, expliquant l’aspect crispé de son corps et de son visage

20 Minutes avec agence

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La momie hurlante
La momie hurlante — Musée du Caire

Deux scientifiques égyptiens ont récemment apporté dans une étude des précisions sur l’identité de la femme devenue la « momie hurlante » et sur les circonstances de sa mort. La dépouille reposait dans une sépulture du tombeau royal de Deir el-Bahari mis au jour en 1881 à Louxor (Egypte). Elle avait marqué les esprits par son visage déformé par la douleur et la peur, avec sa bouche grande ouverte comme pour pousser un cri, relate Le Figaro.

L’égyptologue et ancien ministre des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass, et la radiologue spécialiste des momies Sahar Saleem ont utilisé un scanner pour percer les secrets du corps momifié. Un article publié sur le site de Zahi Hawass indique que la femme avait une soixantaine d’années quand elle est décédée. L’imagerie médicale a montré une forte calcification des parois de certaines artères.

Elle serait la princesse Meret Amun

Les spécialistes en ont déduit que l’Egyptienne souffrait d’athérosclérose, une pathologie dégénérative qui entraîne un rétrécissement et un blocage des vaisseaux sanguins. Elle serait en fait décédée d’une crise cardiaque soudaine et n’aurait été découverte dans cette position crispée que plusieurs heures après sa mort, avancent-ils.

L’embaumement devant se faire avant le début de la décomposition du corps, il aurait été effectué sans pouvoir attendre la disparition de la rigidité cadavérique. Ce concours de circonstances expliquerait son aspect si particulier. Le cerveau a été laissé dans la boîte crânienne de la sexagénaire au moment du traitement du cadavre. Les viscères ont en revanche été remplacées par des épices et de la résine avant que la dépouille ne soit enroulée dans du tissu blanc.

Les deux docteurs estiment que la femme décédée était la princesse Meret Amun, fille de Seqenenrê, un roi de la XVIIᵉ dynastie égyptienne. Des tests ADN doivent cependant être pratiqués pour confirmer que le corps n’est pas celui d’une autre princesse portant le même nom et ayant vécu à une autre époque.