La NASA découvre que la Lune possède un sous-sol riche en métaux exploitables

ESPACE Le sous-sol lunaire recèle bien plus de fer et de titane que ne l'estimaient jusqu'ici les spécialistes, qui utilisent ces nouvelles informations pour affiner leurs hypothèses sur la formation de la Lune

20 Minutes avec agence

— 

Une Lune rouge. Illustration.
Une Lune rouge. Illustration. — Jack Dredd - Rex - Sipa

La Nasa a annoncé le 1er juillet avoir découvert que le sous-sol de la Lune était beaucoup plus riche en fer et en titane que les scientifiques ne l’estimaient auparavant. Les observations transmises par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) lors de sa mission de recherche de glace au niveau des pôles lunaires ont permis cette déduction, a indiqué l’agence spatiale dans un communiqué.

Ces données poussent les scientifiques à réviser leurs hypothèses concernant l’évolution de notre satellite naturel. Elles changent également la nature de l’intérêt des grandes puissances mondiales pour l’exploration lunaire, explique CNews. La présence importante de métaux sur la Lune représenterait en effet un atout stratégique capital dans le développement des missions spatiales à destination de Mars ou d’autres destinations très éloignées de la Terre.

L’origine de la Lune est mise à mal

Les matières premières naturellement disponibles sous la surface lunaire seraient susceptibles d’être utilisées pour construire et entretenir des bases sur la Lune, facilitant ainsi les explorations. La question de la propriété des matériaux extraits des sols de notre satellite se poserait alors et elle pourrait créer des désaccords entre certains pays.

Du côté de la Nasa, c’est cependant avant tout la dimension scientifique de la découverte qui intéresse. Cette grande quantité de métaux met à mal l’hypothèse selon laquelle une collision entre une protoplanète et la Terre serait à l’origine du satellite.

« Nous continuons de faire de nouvelles découvertes au sujet du passé éloigné de notre voisin le plus proche », commente Noah Petro, en charge du projet LRO à la Nasa. Les astronomes reconnaissent néanmoins que ces récentes informations ne leur permettent pas d’expliquer avec certitude le processus ayant abouti à la formation de la Lune.