Espace : Une étoile massive aurait mystérieusement disparu d’une galaxie naine

ASTRONOMIE Les astronomes envisagent la piste d’une transformation de l’astre en trou noir stellaire

20 Minutes avec agence

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Des astronomes ne retrouvent plus une étoile massive de la galaxie naine de Kinman.
Des astronomes ne retrouvent plus une étoile massive de la galaxie naine de Kinman. — YouTube / European Southern Observatory (ESO)

La possible disparition d’une étoile massive dans la galaxie naine de Kinman a suscité la curiosité des chercheurs. La luminosité bleue de l’astre positionné à 75 millions d’années-lumière de la Terre avait été observée par les spécialistes entre 2001 et 2011. Mais elle n’est pas apparue lors de prises de vues effectuées en 2019. Dans une étude rendue publique ce mardi, des astronomes ont étudié le phénomène et évoquent deux hypothèses pour expliquer ce « mystère cosmique ».

L’astre s’est-il transformé en trou noir stellaire ?

Les spécialistes de l’Observatoire européen austral (ESO) expliquent que le corps céleste est en fait susceptible d’être encore présent dans la galaxie Kinman. Sa luminosité aurait en revanche diminué ou serait moins facilement visible via les instruments d’observation. La poussière présente dans cet environnement à la métallicité particulièrement basse pourrait par exemple masquer la brillance de l’étoile.

Les scientifiques de l’ESO, basés en Irlande, aux Etats-Unis et au Chili, envisagent par ailleurs la piste de la transformation de l’astre en trou noir stellaire après son effondrement sur lui-même. Les auteurs de l’étude s’étonnent cependant de ne pas avoir détecté l’apparition d'une supernova, qui accompagne toujours ce processus.

Une grande première ?

Si l’écroulement de l’étoile et l’absence d’explosion étaient avérés, il s’agirait d’une grande première dans l’histoire des observations spatiales, écrit Numerama. Reste que la formation d’une supernova a pu bel et bien intervenir sans être observée par les chercheurs.

Ces derniers comptent désormais sur des informations supplémentaires pour affiner leurs interprétations. Les spécialistes attendent notamment beaucoup des données que pourra leur fournir le Télescope géant européen (ELT) à partir de 2025, date prévue de son déploiement.