Virgin Orbit : Echec de la première tentative de lancement d’une fusée

ESPACE La société spatiale fondée par Richard Branson veut utiliser un gros avion porteur pour lâcher une fusée à 10.000 mètres d’altitude

20 Minutes avec agences

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Le Boeing de Virgin Orbit nommé Cosmic Girl décolle de l'aéroport de Mojave, le 25 mai 2020.
Le Boeing de Virgin Orbit nommé Cosmic Girl décolle de l'aéroport de Mojave, le 25 mai 2020. — Matt Hartman/AP/SIPA

La société Virgin Orbit a échoué ce lundi dans sa première tentative pour prouver sa technologie. « La mission s’est terminée peu après le début du vol », a ainsi tweeté Virgin Orbit. La société spatiale fondée en 2012 par le milliardaire britannique Richard Branson veut offrir un service de lancement flexible et rapide aux opérateurs de petits satellites (300 à 500 kg), un marché en plein essor.

Pour ce faire, la fusée de Virgin Orbit ne décolle pas à la verticale comme habituellement. A la place, l’engin de 21 mètres de longueur, appelé LauncherOne, est accroché sous l’aile gauche d’un ancien Boeing 747 vidé et reconverti, baptisé Cosmic Girl. Une fois à 10.000 mètres d’altitude, l’avion lâche la fusée, qui allume son moteur afin de gagner en vitesse pour atteindre l’espace et placer en orbite sa charge utile.

Une « anomalie » dans la première phase du vol

La phase initiale s’est bien passée lundi, selon Virgin Orbit. Cosmic Girl a décollé de l’aéroport de Mojave dans le désert californien (Etats-Unis), puis l’avion a volé jusqu’à la zone désignée pour le lâcher, au-dessus du Pacifique au large de Los Angeles.

« Nous avons confirmé une libération correcte par l’appareil. Mais la mission s’est terminée peu après le début du vol. Cosmic Girl et notre équipage vont bien et reviennent à la base », a indiqué un peu plus tard la société sur Twitter. « LauncherOne a maintenu sa stabilité après la libération, et nous avons allumé le moteur de notre premier étage, NewtonThree. Une anomalie s’est produite dans la première phase du vol, a ensuite détaillé Virgin Orbit. Nous en saurons plus quand nos ingénieurs auront analysé la montagne de données enregistrées aujourd’hui. »

Un concept moins coûteux

Le concept d’un lancement aéroporté n’est pas nouveau. La fusée Pegasus, du groupe Northrop Grumman, existe depuis les années 1990. Mais Virgin Orbit entend offrir une solution moins coûteuse. Un lancement aéroporté est plus flexible qu’un lancement vertical, puisqu’en théorie, il suffit d’une piste d’aéroport pour se lancer, au lieu d’un pas de tir spatial.

Richard Branson a fondé une autre société spatiale appelée Virgin Galactic, qui utilise un concept similaire mais vise à transporter des touristes et non des satellites, pendant quelques minutes en apesanteur, à plus de 80 km au-dessus de la surface. Le début de ces vols touristiques spatiaux a été maintes fois annoncé, pour l’été 2019, et dernièrement pour l’été 2020.