Voici les trois atterrisseurs retenus par la Nasa pour retourner sur la Lune en 2024

ESPACE SpaceX, d'Elon Musk, et Blue Origin, de Jeff Bezos, sont sur les rangs, alors que la Nasa espère renvoyer des astronautes dès 2024

20 Minutes avec AFP

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Les prototypes d'atterrisseurs lunaires de Blue Origin, Dynetics et SpaceX, ont été retenus par la Nasa.
Les prototypes d'atterrisseurs lunaires de Blue Origin, Dynetics et SpaceX, ont été retenus par la Nasa. — Nasa

Trois designs radicalement différents. La Nasa a annoncé jeudi avoir signé un contrat de 1 milliard de dollars avec trois compagnies, dont Blue Origin de Jeff Bezos et SpaceX d'Elon Musk, pour qu’elles développent des atterrisseurs lunaires, dans le but affiché des Etats-Unis de renvoyer un être humain sur la Lune en 2024.

SpaceX d’Elon Musk (patron de Tesla), Blue Origin de Jeff Bezos (patron d’Amazon et homme le plus riche du monde) et Dynetics, une autre entreprise aérospatiale américaine, vont donc se partager 967 millions de dollars pour développer chacun leur alunisseur jusqu’en février 2021, date à laquelle l’agence spatiale américaine choisira l’un des modèles présentés.

Le prototype de Dynetics est le plus proche du module lunaire Apollo, avec une cabine proche du sol. Celui de Blue Origin, sur trois étages, laisserait la base sur la Lune lors du retour. SpaceX, en revanche, utiliserait une fusée réutilisable pour faire des allers-retours. Les trois entreprises et leurs partenaires doivent procéder à des vols de démonstrations avant que la Nasa ne choisisse le vainqueur.

Pas de retard à cause du coronavirus

« L’Amérique arrive aux ultimes étapes de son projet visant à envoyer des astronautes sur la Lune en 2024, quand on verra le moment incroyable où la première femme foulera la surface lunaire », a indiqué Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa. « C’est la première fois depuis l’époque des missions Apollo que la Nasa a des financements pour un système d’atterrisseur lunaire avec équipage. Nous avons maintenant des entreprises sous contrat pour qu’elles travaillent pour le programme Artémis », a-t-il ajouté.

Ce système d’alunisseur avec équipage est au coeur de la mission Artemis, le programme américain de retour sur la Lune. Malgré la pandémie de coronavirus, qui a suspendu les travaux de construction et d’essai de la fusée et du vaisseau d’Artemis, Jim Bridenstine a indiqué souhaiter voir la mission aller de l’avant. « Nous devons donner de l’espoir aux gens. Nous devons leur donner quelque chose qui leur permette de rêver et va inspirer pas seulement notre nation, mais le monde entier ».