Plus de 90 % des plastiques « disparus » dans l’océan sont concentrés dans sa zone littorale

POLLUTION À cause des vents, des marées et des vagues, une zone de huit kilomètres autour des côtes renferme la très grande majorité de ce type de déchets

20 Minutes avec agence

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Un sac plastique (Illustration).
Un sac plastique (Illustration). — Hitomi Sadasue/AP/SIPA

Près de 90 % des déchets plastiques rejetés dans les océans du monde se trouvent dans une zone de huit kilomètres autour des côtes. Cette conclusion d’une étude à paraître dans IOP Science pourrait apporter la réponse à une question que se posent de nombreux scientifiques, explique The Conversation. Les spécialistes s’étonnaient en effet de la disparition d’une grande quantité de plastique.

Des travaux de 2015 évaluaient ainsi à 1 % du total des matières plastiques présentes dans les mers la quantité de déchets retrouvés à la dérive. Un mystère entourait donc la localisation de la quasi-totalité de cette pollution. Les chercheurs s’étaient précédemment penchés sur les fonds sous-marins, les estomacs des animaux ou encore l’espace océanique situé entre la surface et le fond.

De plus en plus volumineux

Cette récente étude avance une autre hypothèse. Les auteurs estiment que les recherches effectuées au niveau des littoraux se concentraient trop souvent sur le rivage. Ce serait pour cette raison que la très grande majorité des déchets restait introuvable. Pour arriver à leurs résultats, les experts ont étudié les déchets marins dans un rayon de 100 kilomètres autour des côtes australiennes, entre 2011 et 2016.

Un peu moins de 190 sites présentaient des objets rejetés à l’eau : 56 % étaient du matériau plastique. Le verre, le polystyrène et le caoutchouc arrivent derrière. Les chercheurs ont déterminé qu’à l’intérieur de cette zone de huit kilomètres, les débris plastiques étaient de plus en plus nombreux et volumineux au fur et à mesure que l’on s’éloigne du rivage. Les courants, les vagues, le vent et la végétation sont en cause, car ils sont plus denses à mesure que l’on s’éloigne des côtes, et donc susceptibles de piéger les objets qui se retrouvent dans l’eau.