Chine : Le plus grand radiotélescope au monde entame sa première mission internationale

ASTRONOMIE Au cours des essais qui ont précédé le lancement de sa mission officielle, l’outil chinois de tous les records a permis la découverte de 102 nouvelles étoiles à neutrons

20 Minutes avec agence

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Photo du plus grand radiotélescope au monde, appelé Five-hundred-meter Aperture Spherical radio Telescope (FAST), prise le 11 janvier 2020
Photo du plus grand radiotélescope au monde, appelé Five-hundred-meter Aperture Spherical radio Telescope (FAST), prise le 11 janvier 2020 — CHINE NOUVELLE/SIPA

Le plus grand radiotélescope du monde a entamé ce samedi en Chine sa mission officielle après près de trois ans de tests fructueux, a annoncé l’agence de presse nationale Xinhua, ce samedi. Baptisé Five-hundred-metre Aperture Spherical Radio Telescope (Fast), l’outil de tous les records mesure, comme son nom l’indique, 500 mètres de diamètre.

La surface de cette structure installée dans la province de Guizhou est en fonctionnement depuis fin 2016 et équivaut à 30 terrains de football. L’objectif du programme est de fournir aux astronomes du monde entier les moyens d’en apprendre davantage sur la création et l’évolution de l’univers. Les scientifiques ont l’espoir de découvrir de nouvelles étoiles et des phénomènes cosmiques inconnus. Ils espèrent également mieux comprendre les lois qui régissent l’univers. Et, pourquoi pas, de découvrir des signes de vie extraterrestre, explique Li Kejia, spécialiste à L’institut Kavli d’astronomie et d’astrophysique à Pékin.

Une précision 50 fois plus importante

FAST a été conçu pour recevoir jusqu’à 38 gigabits de données par seconde. Il dispose d’un objectif deux fois plus puissant que le deuxième plus grand télescope du monde. Surnommé « l’œil chinois dans le ciel », l’équipement a permis de multiplier par quatre l’étendue des zones accessibles à l’exploration à distance.

Au cours de la période d’essai qui a précédé sa mise en activité à pleine puissance, FAST a déjà obtenu des résultats notables. L’appareil a permis la découverte de 102 nouveaux pulsars – des étoiles à neutrons –, soit autant que ceux trouvés par les chercheurs européens et américains dans le même temps. La datation effectuée par l’outil chinois, qui a coûté plus de 150 millions d’euros, s’est révélée 50 fois plus précise qu’auparavant. Celui-ci a capté pour la toute première fois les ondes gravitationnelles de Nahertz – des ondes à très basse fréquence – de l’histoire scientifique.