Vénus : Les volcans de la planète seraient encore actifs, selon une étude

ESPACE Grâce à des expériences en laboratoire, les chercheurs ont pu conclure que les coulées de lave à la surface de Vénus étaient très récentes

20 Minutes avec agence

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La planète Vénus est passée entre le Soleil et la Terre pour le plus grand plaisir des astronomes et astrophysiciens en quête d'un phénomène rarissime qui ne se reproduira pas avant 105 ans, mais le spectacle a été quelque peu gâché en Asie et en Europe par un écran nuageux.
La planète Vénus est passée entre le Soleil et la Terre pour le plus grand plaisir des astronomes et astrophysiciens en quête d'un phénomène rarissime qui ne se reproduira pas avant 105 ans, mais le spectacle a été quelque peu gâché en Asie et en Europe par un écran nuageux. — Stan Honda afp.com

Les volcans situés sur la planète Vénus sont actuellement actifs. Dans une étude publiée ce vendredi dans la revue Science Advances, des chercheurs affirment que les coulées de lave repérées sur Vénus seraient liées à une activité volcanique récente.

Les scientifiques estiment que ces éruptions « n’ont pas plus de quelques années ». Cette découverte ferait de Vénus la seule autre planète du système solaire – avec la Terre – à compter des volcans actifs, rapporte Numerama.

« Mieux comprendre l’intérieur des planètes »

L’activité volcanique de Vénus est connue depuis 1989, lorsque la sonde Magellan de la Nasa avait établi une cartographie détaillée de la planète. En 2005, la mission Venus Express de l’ESA a ensuite permis de repérer des coulées de lave à la surface de la planète. L’objectif est désormais de déterminer l’ancienneté de cette activité volcanique.

Pour ce faire, les scientifiques ont recréé les conditions atmosphériques et météorologiques de Vénus en laboratoire. Ils ont ensuite analysé l’évolution de certains minéraux à la surface de la planète. Résultat : l’activité volcanique de Vénus est probablement très récente. « Si Vénus est effectivement active aujourd’hui, ce serait un endroit idéal à visiter pour mieux comprendre l’intérieur des planètes », conclut Justin Filiberto, coauteur de l’étude.