Après son erreur d’orbite, la capsule de Boeing reviendra sur Terre dimanche

ECHEC Boeing et la Nasa ont décidé de faire revenir la capsule test seulement 48 heures après son lancement

20 Minutes avec AFP

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La capsule Starliner lors de son lancement à Cap Canaveral (Floride), le 20 décembre 2019.
La capsule Starliner lors de son lancement à Cap Canaveral (Floride), le 20 décembre 2019. — Florida Today-USA TODAY NETWORK /SIPA

La nouvelle capsule de Boeing, Starliner, reviendra atterrir aux Etats-Unis dimanche après avoir raté son objectif principal de rejoindre la Station spatiale internationale (ISS), ont confirmé la Nasa et le géant aérospatial samedi. L’atterrissage de cette capsule, qui n’a qu’un mannequin à bord, est prévu dimanche à 05h57 (12h57 GMT) sur la base de White Sands, dans le Nouveau-Mexique, six jours plus tôt que prévu.

La capsule est actuellement en orbite basse à 250 km d’altitude. Les ingénieurs de Boeing programmeront ses propulseurs pour la faire rentrer dans l’atmosphère au-dessus du Pacifique, puis des parachutes ralentiront la fin de sa descente. De grands airbags amortiront l’atterrissage dans le désert.

Une navigation erronée

Starliner avait été lancée vendredi de Cap Canaveral, en Floride, mais peu après sa séparation de la fusée, elle n’a pas allumé ses propulseurs comme prévu et n’a donc pas été placée sur la bonne orbite pour rattraper l’ISS, qui vole autour de la Terre à environ 400 km d’altitude.

Parce qu’elle a consommé trop de carburant pendant plusieurs minutes de navigation erronée, Boeing et la Nasa ont jugé qu’elle ne pourrait plus rejoindre l’ISS et ont décidé de ramener Starliner sur Terre au bout de 48 heures, sans avoir réalisé l’objectif principal de la mission. Au lendemain de l’incident, Boeing a confirmé que l’erreur venait du fait que la capsule avait récupéré une mauvaise heure de la fusée.

Un premier vol habité prévu pour 2020

Reste à réussir l’atterrissage, l’une des phases les plus dangereuses pour toute mission spatiale, a fortiori pour un véhicule destiné à transporter des astronautes. Starliner rentrera dans l’atmosphère à 25 fois la vitesse du son. Il faudra que le bouclier thermique résiste et que les trois parachutes principaux se déploient correctement. Lors d’un test en novembre, seuls deux parachutes s’étaient ouverts, ce qui n’avait toutefois pas empêché l’atterrissage.

La Nasa devra ensuite décider soit de réclamer un autre test non habité, soit de faire confiance au véhicule pour y faire voler ses astronautes. Le premier vol habité de Starliner était prévu au début de 2020, sans date précise, une échéance attendue depuis la fin des navettes spatiales en 2011.

Un autre véhicule, la capsule Crew Dragon, a été développé par SpaceX pour la Nasa, et devrait être prêt dans les prochains mois.