Le lancement du télescope Cheops, dédié aux exoplanètes, reporté

GUYANE Près de 4.000 exoplanètes ont été détectées depuis la découverte de la première, 51 Pegasi b, il y a vingt-quatre ans

20 Minutes avec AFP

— 

Décollage d'une fusée Ariane 5 avec l'Agence spatiale européenne, à Kourou en Guyane.
Décollage d'une fusée Ariane 5 avec l'Agence spatiale européenne, à Kourou en Guyane. — STEPHANE CORVAJA / EUROPEAN SPACE AGENCY / AFP

Le tir d’une fusée Soyouz, qui devait notamment emporter le télescope spatial Cheops dédié à l’étude des exoplanètes, prévu ce mardi depuis Kourou en  Guyane française, a été reporté, a annoncé dans un communiqué Arianespace, sans plus de précisions.

« Le lancement des satellites Cosmo-SkyMed Second Generation, Cheops, OPS-SAT, EyeSat, Angels, initialement prévu le 17 décembre, est reporté », a indiqué Arianespace. « La nouvelle date de lancement visée sera annoncée dès que possible ». Près de 4.000 exoplanètes​ – orbitant autour d’une étoile autre que le Soleil – ont été détectées depuis la découverte de la première, 51 Pegasi b, il y a vingt-quatre ans.

Etudier les formes de vie extraterrestre et les origines de la Terre

L’objectif de Cheops (CHaracterising ExOPlanet Satellite) n’est pas d’aller en débusquer de nouvelles mais d’analyser celles déjà identifiées, pour tenter de comprendre de quoi elles sont faites, un pas dans la longue quête de conditions de formes de vie extraterrestre, mais aussi des origines de la Terre. Le lanceur moyen Soyouz, dont cela devait être le troisième lancement de l’année, devait décoller à 05h54, heure de Kourou (08h54mn GMT), du Centre spatial guyanais.

Mais « lors des opérations de chronologie finale du Vol VS23, la séquence automatique du lanceur Soyouz a été interrompue à H0-1h25 », a précisé la société de service de lancements. Soyouz devait également emporter le satellite d’observation de la Terre Cosmo-SkyMed Second Generation, pour l’Agence spatiale italienne (ASI) et le ministère de la Défense italien. Et trois charges auxiliaires : Angels, premier nanosatellite produit financé par le CNES et intégralement par l’industrie française ; Eyesat, également financé par le CNES, et Ops-Sat, pour le compte de l’ESA.