Retour sur la Lune : Le premier étage de la fusée de la Nasa est terminé

ESPACE La Nasa a également indiqué qu’elle tiendrait le calendrier du retour sur la Lune pour 2024

20 Minutes avec agences

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Le site d'assemblage du lanceur géant Space Launch System à La Nouvelle-Orléans.
Le site d'assemblage du lanceur géant Space Launch System à La Nouvelle-Orléans. — Gerald Herbert/AP/SIPA

« Premier étage complètement assemblé », proclamait ce lundi une gigantesque affiche à l’intérieur du site d’assemblage de Michoud, à La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis). Après des milliards de dollars dépensés, le premier étage du lanceur géant Space Launch System (SLS) de la Nasa est terminé. Construit par Boeing pour l’agence spatiale américaine, le SLS doit permettre  le retour sur la Lune en 2024.

L’étage de couleur orange, équipé de quatre moteurs, mesure 60 mètres de hauteur et contiendra 2,7 millions de litres d’hydrogène et d’oxygène liquides. Son rôle sera de pousser la capsule habitée Orion à une vitesse suffisamment élevée (39.000 km/h) pour qu’elle puisse s’arracher à la gravitation terrestre et partir vers la Lune. Au total, la fusée SLS sera plus grande que la Statue de la Liberté et plus puissante que la célèbre Saturn V qui emmena les astronautes américains vers notre satellite de 1969 à 1972.

Un premier vol d’essai en juin 2021

La mission Artémis 1, initialement prévue en 2020, décollera vraisemblablement en juin 2021, selon un rapport d’audit indépendant. Mais ce premier vol d’essai se fera sans astronaute. « Nous allons prouver ses capacités, nous allons l’envoyer au Cap (Canaveral), et nous serons prêts à renvoyer des astronautes américains sur la Lune », a déclaré Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa.

Il a également répété que la mission Artémis 3, celle qui enverra des astronautes fouler le sol lunaire, aura lieu d’ici cinq ans comme demandé par Donald Trump : « Notre but est d’envoyer la première femme et le prochain homme au pôle Sud de la Lune en 2024 ». A ce jour, les dépenses totales du programme de retour sur le satellite naturel de la Terre avoisinent 34 milliards de dollars (30,6 milliards d’euros), selon l’inspecteur général de la Nasa. D’ici le premier vol Artémis, la facture totale aura atteint 50 milliards (45 milliards d’euros).