Mars : La Chine teste avec succès un atterrisseur qui partira en 2020 vers la planète rouge

ESPACE La sonde décollera avec du matériel à son bord, dont 16 rovers qui recueilleront de nombreuses données sur Mars

20 Minutes avec agences
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L'atterrisseur testé début novembre en Chine partira en 2020 et se posera, au terme de sept mois de voyage, sur la planète Mars.
L'atterrisseur testé début novembre en Chine partira en 2020 et se posera, au terme de sept mois de voyage, sur la planète Mars. — Andy Wong/AP/SIPA

La Chine a testé ce jeudi un atterrisseur, censé partir en 2020 pour un long voyage de sept mois vers la planète Mars. Attaché à des câbles, l’objet en forme d’araignée géante, doté de quatre pattes, est descendu sur une base dans des conditions de gravité similaires à celles de Mars.

L’atterrisseur réussi sa manœuvre « d’évitement d’obstacles » avant de se rapprocher du sol. Cet essai constitue « une part importante » de la mission chinoise martienne, selon Zhang Kejian, directeur de l’Administration spatiale chinoise (CNSA).

Six rovers à bord

Le programme, lancé en 2016, se déroule « sans encombres » selon le directeur. Mais la date du décollage n’a pas encore été annoncée. Le voyage doit a priori durer sept mois, mais l’atterrissage ne durera lui que sept minutes. Il s’agira de la « phase la plus délicate de toute la mission », a indiqué le directeur du programme martien.

L’engin, lancé par une fusée Longue Marche 5, emportera 13 types de charges utiles, dont six véhicules d’exploration (rovers). « Les charges seront utilisées pour collecter des données sur l’environnement, la morphologie, la surface, la structure et l’atmosphère de Mars », indiquait le directeur du programme en 2017.

La grande course à l’espace

La Chine, deuxième puissance économique mondiale, veut rattraper – voire dépasser – les Etats-Unis en matière de conquête spatiale. En 2017, elle a dépensé pas moins de 8,4 milliards de dollars pour ses programmes spatiaux, soit bien plus que la Russie et le Japon. Début 2019, elle a réussi à poser une sonde sur la face cachée de la Lune.

Le géant asiatique a par ailleurs prévu d’installer une grande station spatiale opérationnelle en orbite aux alentours de 2022. Elle devrait devenir la seule station à évoluer dans l’espace après la retraite programmée en 2024 de l’ISS, projet commun des Etats-Unis, de la Russie, de l'Europe, du Japon et du Canada.