Un casque de vélo bardé de capteurs a pu analyser l’activité cérébrale d’enfants de 2 à 5 ans

CERVEAU Ce casque a notamment permis d’enregistrer l’activité cérébrale d’enfants de deux à cinq ans, une expérience habituellement très difficile

20 Minutes avec agences

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Photo d'illustration: Un jeune garçon porte un casque de vélo.
Photo d'illustration: Un jeune garçon porte un casque de vélo. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Des chercheurs ont modifié un casque de vélo pour créer un dispositif qui permet de surveiller l’activité cérébrale des enfants en temps réel. Cette méthode de neuro-imagerie pourrait, à terme, permettre de surveiller des patients atteints de troubles comme l’autisme ou l’épilepsie.

Les travaux des scientifiques ont été détaillés dans une étude, publiée dans la revue Nature Communications. Ce scanner cérébral portable comprend un appareil de magnétoencéphalographie portable (MEG), qui mesure l’activité cérébrale à partir de petits champs magnétiques produits par le cerveau et fournit des renseignements utiles sur le fonctionnement de cet organe.

L’activité cérébrale des plus jeunes

En installant ce système sur un casque de vélo, les chercheurs ont pu enregistrer l’activité cérébrale chez des enfants de 2 à 5 ans, là où il est habituellement difficile de scanner des enfants de moins de huit ans. « La tête des jeunes enfants est trop petite pour s’adapter correctement à la machine […], cela entraîne une perte de qualité des données », explique Matthew Brookes. « De plus, les sujets plus jeunes ont tendance à bouger davantage. »

L’appareil, équipé de petits capteurs légers, empêche le balayage du cerveau d’être affecté par les mouvements de la tête. Avant les tests finaux, les enfants portaient des répliques du casque à la maison ou à vélo pour s’y habituer, réduisant ainsi l’anxiété pendant l’examen.

Surveiller l’épilepsie, les lésions, la démence…

Mais cette technique de neuro-imagerie ne se limite pas aux enfants. Les chercheurs ont aussi utilisé des casques plus grands pour enregistrer l’activité cérébrale d’un adolescent jouant à des jeux vidéo et d’un jeune de 24 ans jouant du ukulélé. Selon Matthew Brookes, les chercheurs de l’University College London travaillent actuellement pour que ce dispositif MEG soit utilisé pour les adultes et les enfants épileptiques.

Le coauteur espère que l’utilisation du casque sera ensuite étendue à d’autres maladies comme les lésions cérébrales, la santé mentale et la démence. « Pour l’instant, il s’agit d’une technologie naissante qui est entre les mains des chercheurs cliniciens », conclut-il. « Mais nous espérons qu’elle sera utilisée pour examiner les patients d'ici 2 à 3 ans. »