Ces rats ont appris à conduire des mini-voitures, et cela réduit leur niveau de stress

ANIMAUX Chez les rats « conducteurs », le niveau des hormones permettant de contrecarrer le stress était considérablement plus élevé

20 Minutes avec agences

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Le rat, un rongeur généralement peu apprécié (illustration).
Le rat, un rongeur généralement peu apprécié (illustration). — Pixabay

Des chercheurs ont réussi à apprendre à des rats à conduire pour obtenir de la nourriture. Les mini-véhicules dans lesquels se trouvaient les rongeurs consistaient en une cabine contenant trois barres en fil métallique correspondant à trois directions : droite, gauche et tout droit.

Quand le rat touchait l’une des barres, le véhicule se déplaçait dans la direction correspondante. Pendant des mois, 17 rats ont été entraînés à conduire dans une sorte d’arène en plexiglas de 150 cm sur 60. Et les chercheurs sont formels : la conduite réduit le niveau de stress des animaux.

De potentiels traitements psychiatriques en vue ?

Les résultats de leur étude ont été publiés mi-octobre dans le journal Behavioural Brain Research. En réalité, les scientifiques ont découvert que les rats qui avaient grandi dans un « environnement enrichi » (espace plus naturel, grand et complexe) conduisaient mieux que ceux ayant grandi en cages. « C’était vraiment fou de voir à quel point ils étaient meilleurs », s’étonne Kelly Lambert, coauteure de l’étude et chercheuse à l’université de Richmond.

En outre, l’analyse des excréments des rongeurs a montré que chez tous les rats conducteurs, le niveau d’hormone déhydroépiandrostérone (qui contrecarre le stress), était plus élevé. Cet effet pourrait être lié à la satisfaction d’avoir appris une nouvelle compétence.

Les chercheurs espèrent que cette découverte amène de nouveaux traitements comportementaux en psychiatrie, pour les humains. « Il n’y a pas de guérison pour la schizophrénie ou la dépression », explique Kelly Lambert. « Nous sommes en retard, il faut qu’on prenne en compte des modèles animaux différents, des tâches différentes, et admettre que le comportement peut changer notre état neurochimique. »