Californie : Une faille tectonique se réveille après 500 ans d’inactivité et alarme les scientifiques

SISMOLOGIE L’activité de la faille de Garlock a fait apparaître un réseau complexe en profondeur, qui rend les prévisions scientifiques difficiles

20 Minutes avec agence

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Un graphique des secousses enregistrées lors d'un séisme. (Illustration)
Un graphique des secousses enregistrées lors d'un séisme. (Illustration) — HARTMANN CHRISTIAN/SIPA

Si un jour la Californie est frappée par un tremblement de terre majeur, ce n’est pas forcément la fameuse faille de San Andreas qui en sera à l’origine. La zone de rupture tectonique de Garlock, qui croise son chemin, inquiète de plus en plus les sismologues.

Une étude publiée ce vendredi dans Science n’exclut pas qu’elle cause un jour l’un des plus puissants tremblements de terre de Californie, appréhendé par tous les habitants de l’État américain. La faille de Garlock mesure 250 kilomètres et n’avait pas connu d’activité notable pendant presque 500 ans.

Deux séismes conséquents

Son réveil a cependant été dévastateur. C’est de cette zone que sont partis deux importants séismes d’une magnitude de 6,4 et 7,1 qui ont secoué la Californie en juillet dernier, précise la revue scientifique américaine. Le second était le plus puissant enregistré depuis vingt ans.

Le phénomène a même entraîné des modifications dans la croûte terrestre. Plusieurs failles ont ainsi cédé, suscitant la préoccupation des scientifiques. Plusieurs grands tremblements de terre dans le monde ont justement été précédés de ce type de mouvement, précise Ouest-France.

Des réseaux de failles mis au jour

Aujourd’hui, les experts ne se demandent plus si le sud de la Californie va connaître la catastrophe « The Big One », mais seulement quand elle se produira. Cette région des Etats-Unis « s’approche chaque jour de la rupture », estimait en juillet Jean-Philippe Avouac, géologue à Institut de technologie de Californie.

En attendant, les auteurs de l’étude indiquent que la faille de Garlock a glissé de plusieurs centimètres en un an. À la clef, une activité sismique faite de séismes et de répliques a provoqué une série de cassures inhabituelles. La densité du réseau de failles ainsi mis au jour rend perplexes les spécialistes, qui reconnaissent avoir les plus grandes difficultés à évaluer les risques de tremblements de terre.