Starlink : SpaceX veut 42.000 satellites dans sa constellation

ESPACE Ces satellites, dont 60 ont déjà été lancés en mai dernier, doivent permettre de fournir un Internet à haut débit partout sur Terre

20 Minutes avec agences

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Le transit des satellites Starlink de SpaceX capturé par l'astronome amateur Marco Langbroek, le 24 mai 2019.
Le transit des satellites Starlink de SpaceX capturé par l'astronome amateur Marco Langbroek, le 24 mai 2019. — MARCO LANGBROEK

La constellation Starlink pourrait se composer de… 42.000 satellites. SpaceX a en effet déposé une demande de fréquences pour 30.000 satellites en plus des 12.000 déjà prévus.

L’administration des communications américaine (FCC) a transmis le 7 octobre à l’Union internationale des télécommunications (UIT), à Genève, 20 demandes concernant chacune 1.500 satellites, a confirmé ce mercredi Alexandre Vallet, chef des services spatiaux à l’UIT. Cette organisation coordonne au niveau mondial le spectre des fréquences radio et les orbites des satellites.

Du haut débit partout sur Terre

Starlink sera une constellation de mini-satellites fournissant un Internet à haut débit sur Terre. Ils s’établiront à une altitude relativement basse (550 km pour les premiers), pour fournir un temps de réponse rapide. Le maillage du ciel par ces engins sera tel que plusieurs seront en ligne directe depuis n’importe quel point sur le globe.

Une porte-parole de SpaceX n’a pas directement confirmé ce nombre impressionnant. Mais il a déclaré que la société prenait « des mesures pour développer la capacité totale et la densité de données du réseau Starlink, afin de répondre à la croissance anticipée des besoins des consommateurs ». En mai dernier, la société d’Elon Musk a lancé 60 premiers appareils. La constellation devrait être opérationnelle pour le Canada et le nord des Etats-Unis l’an prochain. Selon SpaceX, il faudra 24 lancements avant que le reste du monde soit couvert.

Risque d’embouteillage dans le ciel

Aujourd’hui, un peu plus de 2.100 satellites actifs sont en orbite autour de la Terre, sur environ 23.000 objets répertoriés (étages de fusées, satellites inactifs, débris…). La perspective d’en ajouter 42.000 crée donc une double inquiétude. Les astronomes craignent d’abord que ces constellations gâchent les observations par télescopes depuis la Terre.

La seconde préoccupation est l’encombrement des orbites terrestres basses, c’est-à-dire jusqu’à 1.500 ou 2.000 km. SpaceX avait annoncé que 3 de ses 60 premiers satellites étaient hors service un mois après leur lancement. La société affirme qu’elle a des dispositifs pour « désorbiter » les satellites défaillants et éviter toute collision avec d’autres satellites. Mais un incident a montré que les procédures n’étaient pas encore au point. Le mois dernier, l’Agence spatiale européenne (ESA) a dû modifier la trajectoire de son satellite Aeolus afin d’éviter une possible collision avec un appareil de Starlink.