Espace: La Nasa et SpaceX tablent sur début 2020 pour le prochain vol américain habité

DANS LES ETOILES Le projet de vaisseau Crew Dragon, qui avait pris du retard, devrait finalement assurer la liaison entre la Terre et la Station spatiale internationale (ISS) dans les prochains mois

20 Minutes avec AFP

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L'administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, et Elon Musk, président de SpaceX, devant le vaisseau Crew Dragon.
L'administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, et Elon Musk, président de SpaceX, devant le vaisseau Crew Dragon. — Yichuan Cao/Sipa USA/SIPA

Des astronautes américains pourraient s’envoler dans l’espace depuis les Etats-Unis pour la première fois depuis 2011 au début de 2020, peut-être au premier trimestre, a déclaré le patron de la Nasa, Jim Bridenstine, jeudi lors d’une visite de l’usine de sa partenaire SpaceX. Cette dernière, dirigée par Elon Musk, construit pour la Nasa le vaisseau Crew Dragon pour assurer la liaison entre la Terre et la station spatiale internationale (ISS), mais le développement a pris du retard, en particulier après l’explosion d’une capsule lors d’un test des moteurs au sol en avril dernier.

La sûreté des astronautes, principale priorité

Ses retards ont créé des tensions publiques entre la Nasa et SpaceX. Mais Elon Musk s’est voulu rassurant en recevant Jim Bridenstine à son siège et usine de Hawthorne, dans Los Angeles. Il a ainsi annoncé que l’appareil sera livré à Cap Canaveral en Floride d’ici la fin de l’année. Si le délai est cette fois respecté, la prochaine mission habitée pourrait donc se faire assez vite. « Mais nous n’allons pas prendre de risques indus car la sûreté de nos astronautes et le succès de la mission sont la priorité numéro une », a toutefois tempéré Jim Bridenstine, aux côtés des deux astronautes choisis pour ce premier vol, Bob Behnken et Doug Hurley.

Quelques obstacles encore à franchir

Parmi les obstacles qui restent à franchir : de nouveaux tests des propulseurs, ainsi que des parachutes, dont la conception a dû être revue après des tests insatisfaisants. « Les parachutes, ça a l’air simple, mais ce n’est pas simple du tout », a expliqué Elon Musk. « Nous voulons réussir dix tests de lâchers avant d’envoyer des astronautes ».

Depuis la fin des navettes spatiales, la Nasa dépend totalement de la Russie pour envoyer ses astronautes vers l’ISS, à raison de 85 millions de dollars la place. Le retard était déjà d’environ trois ans quand SpaceX a réussi une première mission à vide de Crew Dragon en mars dernier, avec un aller-retour réussi vers l’ISS. Le premier vol habité aurait dû avoir lieu l’été dernier, mais l’accident d’avril a forcé SpaceX et la Nasa à conduire de nouveaux tests.