Comment Lady Gaga peut faire gagner le Français Tom Mébarki au concours « Ma thèse en 180 secondes »

SCIENCES L'Aixois Tom Mébarki, étudiant en musicologie, représente la France au concours « Ma thèse en 180 secondes » à Dakar

Mathilde Ceilles

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Tom Mébarki
Tom Mébarki — Aix Marseille Université
  • L’Aixois Tom Mébarki, étudiant en musicologie, représente la France au concours « Ma thèse en 180 secondes » à Dakar
  • Il se confie sur cette expérience qu’il doit, en partie, à Lady Gaga et Shakira.

Il le confie très sérieusement : le plus dur, dans cette histoire, a été de prendre l’avion jusqu’à Dakar. « Pendant cinq heures et demie, une horreur, rigole-t-il à l’autre bout du fil. J’appréhende déjà le retour ! » Si Tom Mébarki a bravé sa peur de l’avion, c’est pour représenter dignement les couleurs de la France au Sénégal, lors de la finale internationale du concours « Ma thèse en 180 secondes » qui se tiendra ce jeudi. Ce concours francophone vise à présenter de manière simple en trois minutes des sujets de thèse souvent très complexes.

En juin dernier, cet étudiant en musicologie de l’université d’Aix-Marseille Provence Méditerranée de 25 ans a remporté la finale nationale, avec un prix du jury et celui du public, grâce à son texte semé de jeux de mots sur le thème « La "folie organisée" dans l’opéra buffa rossinien, vers une transhistoire du son ». Un texte dans lequel il dresse, non sans humour, des comparaisons entre Rossini et des artistes populaires de nos jours comme Shakira ou Lady Gaga.

« Sur un malentendu, ça peut marcher »

« Il faut avoir fait beaucoup de nuits blanches pour avoir des idées pareilles, plaisante Tom Mébarki. Plus sérieusement, si on abandonne l’idée de la musique et que l’on parle uniquement du son, on peut se rendre compte que de la même manière que sonne Lady Gaga, Rossini faisait de la musique pour plaire, pour être apprécié, qui parle au sens plus qu’à l’intellect. »

Un humour dont Tom Mébarki compte de nouveau se servir à Dakar, malgré la « pression » qui monte au fil des heures dans une ambiance bon enfant selon l’Aixois. « Je ne compte pas changer de texte, un peu par superstition, confie-t-il. Il a marché comme ça… Le défi, c’est de ne pas se lasser de son texte, garder cette spontanéité, faire du théâtre sans donner l’impression de jouer. Je n’ai par contre aucune idée de l’effet que l’humour va avoir sur mes interlocuteurs ! » Et de conclure dans un sourire : « Sur un malentendu, ça peut marcher ! »