Les chats s’attachent autant à leurs maîtres que les chiens selon une étude

ANIMAUX Placés dans un lieu inconnu, environ 65 % des chats s'intéressent autant à leur maître qu'à la pièce qu'ils découvrent et se montrent en confiance

20 Minutes avec agence

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Un chat. Illustration.
Un chat. Illustration. — Gitti Lohr

Les apparences peuvent être trompeuses. L’affection que ressentent les chats pour leurs maîtres serait comparable à celle qu’éprouvent les chiens. Leur attachement serait même similaire à ce que ressent un enfant pour les adultes qui s’occupent de lui, assure une étude publiée ce lundi dans Current Biology Magazine.

Les travaux des chercheurs ont consisté à appliquer aux félins une expérience déjà menée sur des chiens et des enfants. Ils ont ainsi placé dans une pièce inconnue pendant deux minutes un chat et son maître. Celui-ci est ensuite sorti pendant deux minutes avant de revenir et de passer à nouveau deux minutes avec l’animal. Le test a été pratiqué sur 79 chatons et 38 chats.

Une sociabilité similaire à celle des chiens

Ainsi, 64,3 % des chatons qui ont eu une réaction interprétable ont montré des signes de confiance et d’attachement lors du retour de leur maître. Ils lui ont par exemple accordé autant d’attention qu’à la pièce qu’ils découvraient pourtant. 35,7 % des jeunes félins ont en revanche exprimé leur insécurité en restant loin de leur propriétaire, en demeurant immobiles ou en se léchant les babines.

Les tendances observées chez les chats adultes étaient très proches, avec 65,8 % de félins en confiance et 34,2 % peu rassurés. Les scientifiques rappellent que dans une même mise en situation, les pourcentages relevés au sein d’une population de chiens étaient de 58 % et 42 %. Et de 65 et 35 % lors de l’expérience menée sur des enfants. « Le modèle d’attachement des chats semble être relativement stable et présent à l’âge adulte. (…) Notre étude apporte des preuves que cette adaptabilité sociale s’applique à l’affection interespèces et que, comme les chiens, les chats font preuve d’une sociabilité générale », écrivent les spécialistes.