VIDEO. Montpellier: Le satellite de l’université a décollé à bord d’une fusée Soyouz

ESPACE Le centre spatial universitaire de Montpellier a lancé dans l‘espace son troisième nanosatellite

Jerome Diesnis

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Le troisième satellite totalement conçu par le centre spatial universitaire de Montpellier a pris place à bord d'une fusée Soyouz.
Le troisième satellite totalement conçu par le centre spatial universitaire de Montpellier a pris place à bord d'une fusée Soyouz. — Centre saptial universitaire de Montpellier
  • Le troisième nanosatellite développé par le centre spatial universitaire a décollé à bord de la fusée Soyouz, en Russie.
  • Une cinquantaine d’étudiants ont travaillé sur ce projet développé en collaboration avec l’Agence spatiale européenne.

Il était 7 h 42 (heure de Paris), soit 12 h42 à Vostotchny, en Sibérie. Une fusée Soyouz (la cinquième lancée depuis ce cosmodrome créé en 2016) a été mise à feu vendredi avec à son bord – notamment – le troisième nanosatellite entièrement fabriqué par le centre spatial universitaire (CSU) de Montpellier.

Une cinquantaine d’étudiants ont travaillé sur ce projet développé en collaboration avec l’Agence spatiale européenne. Le but de MTCube : « Evaluer la performance en orbite de composants électroniques susceptibles d’être ensuite intégrés à de plus gros satellites », explique le CSU. La mission doit durer un an.

Les cubesats, des nanosatellites de 10 cm d’arête

Le centre spatial universitaire n’en est pas à son coup d’essai. Le premier nanosatellite (Robusta) a été lancé avec succès en 2012, le second, Robusta-1B avait été détruit en même temps que la fusée qui le transportait, en 2017. Le CSU s’est spécialisé dans la fabrication de ces cubesats, des nanosatellites de 10 cm d’arête utilisés comme modules tests, avec un nombre très importants d’échanges de données. Le centre est soutenu financièrement par la fondation Van Allen, dans laquelle participent quatorze entreprises, et encadré par les professeurs de l’université de Montpellier.

« Notre fierté est de voir les étudiants rapidement embauchés par les entreprises. C’est la finalité du CSU, pas le satellite », rappelait Laurent Dusseau, directeur du centre, lors de la remise par la société Safran d’une station-sol d’une valeur de 500.000 euros. Un outil destiné à accompagner le projet de lancement d’un quatrième satellite (Robusta 3A), à but météorologique celui-là, pour 2020.

De l’IUT au doctorat

Des élèves en IUT aux doctorants, ces étudiants issus de filières diverses œuvrent au sein de ce centre spatial ambitieux. A l’image des programmes déjà dans les tuyaux : la création d’un robot lunaire et la mise en orbite d’œufs de poisson appelés à nourrir les astronautes.