La Nasa teste (avec succès) le système d'interruption d'urgence de sa future capsule habitée

EN CAS DE PANNE La Nasa a simulé une urgence 55 secondes après le lancement d’Orion

L.Br. avec AFP

— 

La capsule Orion, qui devrait à l'avenir envoyer les astronautes de la mission Artémis sur la Lune.
La capsule Orion, qui devrait à l'avenir envoyer les astronautes de la mission Artémis sur la Lune. — HO / NASA / AFP

Mission réussie pour la Nasa ! L’agence spatiale américaine a testé ce mardi, avec succès, le système d’interruption d’urgence du lancement de sa capsule Orion, en Floride. C’est elle qui devrait emmener les astronautes en 2024 sur la Lune, et plus tard sur Mars, via la mission Artemis.

Pour ce test, une capsule Orion sans personne à bord a été lancée par une sorte de mini-fusée (le premier étage reconverti d’un ancien missile intercontinental) depuis Cap Canaveral. Il visait à tester en conditions quasi-réelles l’évacuation d’astronautes si jamais un problème ou une explosion se produisait peu après le lancement de la future fusée au sommet de laquelle ils se trouveront pour se rendre sur la Lune.

La capsule Orion a réussi le test de sécurité conduit par la Nasa, le 2 juillet 2019.
La capsule Orion a réussi le test de sécurité conduit par la Nasa, le 2 juillet 2019. - HO / NASA / AFP

Trois kilomètres d’altitude en 15 secondes

Cinquante-cinq secondes après le lancement, à environ 9.500 mètres d’altitude, simulant une urgence, la tour de sauvetage fixée sur la capsule a allumé ses moteurs pour la « tirer » à une vitesse prodigieuse et l’éloigner de la fusée supposément dangereuse. En 15 secondes, la capsule a gagné plus de trois kilomètres d’altitude. Puis la tour, qui ressemble à une coque avec une pointe, a réorienté la capsule pour la préparer à la redescente et s’en détacher. Dans la vraie vie, des parachutes s’ouvriraient ensuite pour ralentir la descente de la capsule avec les astronautes à bord, jusqu’à leur amerrissage dans l’Atlantique.

Pour ce test, les parachutes coûtant cher et ayant déjà été testés de multiples fois, la capsule est retombée dans l’océan Atlantique et a coulé, après avoir éjecté ses boîtes noires. C’est l’équivalent américain du système d’urgence qui a permis à un Russe et un Américain de revenir sains et saufs sur Terre en octobre peu après un problème sur leur fusée Soyouz, quelques minutes après le décollage depuis le Kazakhstan.