Espace: Où en est Thomas Pesquet dans la préparation de sa prochaine mission dans la Station spatiale internationale?

DECOLLAGE IMMINENT En attendant de connaître la date de sa mission dans l’ISS – station spatiale internationale –, Thomas Pesquet continue son travail de spationaute au sol, entre interviews et missions spéciales à la Nasa

Lucie Bras
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Thomas Pesquet, le 17 juin 2019 au Salon international de l'aéronautique et de l'espace au Bourget.
Thomas Pesquet, le 17 juin 2019 au Salon international de l'aéronautique et de l'espace au Bourget. — SIPA
  • Le 21 juillet prochain marque le 50e anniversaire du premier pas sur la Lune par Neil Armstrong.
  • Un mois avant cette date clé, 20 Minutes a rencontré le spationaute français Thomas Pesquet, qui pourrait retourner dans l’espace.
  • En attendant de connaître les détails de sa nouvelle mission, Thomas Pesquet continue à travailler pour l’ISS depuis la Terre.

Il est le dixième Français à être allé dans l’espace. Thomas Pesquet, 41 ans, pourrait d’ailleurs y retourner « très bientôt », avait confirmé la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal en janvier. Comment se prépare-t-il à cette nouvelle échéance ? Le spationaute a répondu aux questions de 20 Minutes lundi, à l’occasion du 53e Salon international de l’aéronautique et de l’espace au Bourget.

On connaît encore peu de chose sur la prochaine mission de Thomas Pesquet. Tout juste sait-on qu’il pourrait partir dès la fin 2020 ou début de 2021, sous réserve de l’accord de la Nasa et du déroulement du planning des missions de l’ISS. « La suite des vols habités, pour nous les Européens, ce serait de décoller avec des nouvelles capsules développées en partenariat avec la Nasa par SpaceX et Boeing. Malheureusement elles ne sont pas encore prêtes. On n’est donc pas capable de donner une date exacte », reconnaît-il.

Un travail moins « glamour »

Alors en quoi consiste le quotidien de Thomas Pesquet en attendant d’en savoir plus ? « J’essaie d’anticiper tout ce que je peux anticiper, explique-t-il. Le reste du temps, je fais ce que fait un astronaute entre deux missions, qui représente 90 % de la carrière, c’est-à-dire travailler au sol. » Exemple le 22 mars dernier. Depuis le mythique « mission control » de la Nasa à Houston, Thomas Pesquet, cravate autour du cou, est entré en communication avec ses collègues de l’ISS pour les accompagner lors d’une sortie de maintenance dans l’espace. « Ce travail m’a pris deux mois pour gérer deux sorties. C’est beaucoup de travail technique, qui est un peu fastidieux, qui n’est pas le côté le plus glamour et que tous les astronautes font entre deux moments plus "marrants" dans l’espace », concède-t-il.

Le reste du temps, il assure ses fonctions de « représentation », c’est-à-dire répondre aux questions des journalistes mais aussi répondre aux multiples sollicitations qu’il reçoit. « Beaucoup de gens me demandent de les aider pour des parrainages, des préfaces ou des projets éducatifs, pour l’environnement… C’est formidable mais c’est là qu’on se rend compte qu’il y en a beaucoup trop et que je ne peux absolument pas les aider tous. C’est un peu frustrant, c’est même très frustrant, mais c’est comme ça », conclut-il.

Un quotidien très chargé en attendant de retourner dans l’ISS. « L’espace, c’est addictif, c’est un peu comme une drogue. Une fois qu’on y a goûté, on a envie d’y retourner rapidement », avait-il déclaré après être revenu sur Terre.